Le défilé Armani d'une fluidité étonnante a décliné le velours noir et la soie de couleur vive. /
Après l'agitation liée à la présence de l'acteur britannique Clive Owen au premier rang, un défilé Armani d'une fluidité étonnante a décliné le velours noir et la soie de couleur vive. Chic et confortable, avec des jupettes bouffantes, des doublures cachemire et des lignes d'une grande rigueur.
Le velours uni noir est porté en manteau, cape ou veste, avec jupe courte en soie. Ou alors en jupe, et plus rarement pantalon. Le couturier s'amuse à faire défiler certains mannequins par deux pour montrer comment ses tailleurs peuvent être désassortis.
Avec le noir, du rose, rouge et de l'orange "tibétain" ou safran, comme la veille pour sa deuxième ligne Emporio. De la fourrure éclatante de couleur aussi, parfois à grosses bouclettes, de la "fausse" il va sans dire chez Armani, il y tient.
Dans la matinée, huit manifestants anti-fourrure s'étaient allongés sur le trottoir devant le défilé Max Mara avant d'être chassés par la police. Le choix du lieu s'est révélé ironique, la marque italienne n'ayant quasiment pas présenté de fourrure, une exception cette saison à Milan.
Parmi les autres tendances qui se dessinent de jour en jour: très peu de pantalons, gants longs, bottines, et la juxtaposition des matières sur un seul vêtement.
Le styliste sarde Antonio Marras, qui signe aussi les collections Kenzo à Paris, a présenté un patchwork d'imprimés et de matières, inspiré d'une femme devenue bandit en Sardaigne pour l'amour d'un homme.
De grandes capes pour cette vagabonde du début du XXe siècle et des superpositions de vêtements pour braver le froid. De la dentelle ultra délicate côtoie des matières chaudes, tweed ou velours côtelé, plus masculines. Déclinaisons de gris et noirs avec des touches corail, vert sauge, ivoire.
Une musique populaire sarde fait place à Charlotte Gainsbourg, pour présenter aussi capes et manteaux à épaulettes.
Le thème militaire est repris chez Max Mara qui revisite l'univers de la marine, avec des robes et manteaux se boutonnant sur le côté du col, des cabans fluides ou des chemisiers à revers de marinière dans le dos.
Une veste aux allures d'uniforme strict, devant, triche avec de grands volants très "fille" derrière.
La marque italienne reste fidèle à ses matières précieuses (cachemire, poil de chameau et flanelle), déclinées en noir, bleu et gris, mais doré aussi.
Chez Bottega Veneta, des robes aux jupes longues et évasées, en roses et rouges. Son styliste allemand Tomas Maier a voulu une silhouette verticale, conçue comme "une enveloppe, étroite et longue, très structurée en haut et fluide en bas".
Le velours uni noir est porté en manteau, cape ou veste, avec jupe courte en soie. Ou alors en jupe, et plus rarement pantalon. Le couturier s'amuse à faire défiler certains mannequins par deux pour montrer comment ses tailleurs peuvent être désassortis.
Avec le noir, du rose, rouge et de l'orange "tibétain" ou safran, comme la veille pour sa deuxième ligne Emporio. De la fourrure éclatante de couleur aussi, parfois à...


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