Le rapport a rappelé que le Liban a reçu entre la fin de 2008 et la fin de 2009, une somme de 576 millions de dollars dont 244 sont destinés au secteur privé, 168 au soutien de programmes divers et 119 au financement du budget. Le total de la somme déjà obtenue est donc de l'ordre de 3, 698 milliards de dollars (jusqu'à la fin de l'année 2009), soit quelque 63 % des montants prévus par les accords signés. Cela souligne le fait que le pourcentage de la somme obtenue jusqu'à fin 2009 est de l'ordre de 50 % du total de la somme promise, contre 41 %.
Le rapport a noté que certains bailleurs de fonds tels que les États-Unis, le Fonds monétaire international (FMI) et le Fonds monétaire arabe (FMA) ont signé des protocoles de soutien pour des sommes supérieures à celles qu'ils ont respectivement promises lors de la conférence.
Dans les détails, les protocoles signés dans le cadre du soutien au budget de l'État représentent une somme de 2,134 milliards de dollars dont 1,610 milliards déjà reçus à la fin de 2009, contre 1,491 milliards fin 2008. Dans cette catégorie, la différence positive entre les sommes prévues par les protocoles et celles promises à Paris III revient au fait que le Liban a signé un accord avec la Malaisie pour l'allègement de la dette, d'un montant de 500 millions de dollars. De plus, le protocole signé avec le FMI dans le cadre du programme d'assistance d'urgence postconflit (EPCA) a contribué à ce décalage.
Selon le rapport du ministère, le versement des sommes qui n'ont toujours pas été octroyées au Liban dans le cadre du soutien au budget dépendra des réformes que le Liban devrait appliquer, notamment en matière d'énergie et de télécommunication.
En ce qui concerne les accords signés pour le soutien à des programmes divers, le montant à la fin de 2008 était égal à 1, 047 milliards de dollars. Il s'est élevé à 1, 382 milliards à la fin de 2009, soit une augmentation de l'ordre de 32 %. Cette hausse est notamment due aux accords signés avec la Banque mondiale (BM), la Banque européenne d'investissement (BEI), la Commission européenne et l'Allemagne. Notons que la valeur de l'aide en nature a atteint 328 millions de dollars fin 2009, dont 93 % ont été déjà reçus.
Pour les aides destinées au secteur privé, les accords signés étaient de l'ordre de 1,431 milliards de dollars fin 2008 et ont augmenté jusqu'à 1,536 milliards de dollars fin 2009. Cette hausse est causée par le fait qu'un nombre de donateurs tels que les États-Unis, le FMA et la BM ont signé pour de plus grandes sommes que celles promises lors de la conférence de Paris III, des sommes qui seront à la disposition du secteur bancaire en tant que soutien aux prêts destinés aux secteurs commercial, industriel, agricole, immobilier, et de la santé. La somme déjà obtenue dans la catégorie d'aide au secteur privé a augmenté de 31 % (de 785 millions de dollars fin 2008 à 1,029 milliard fin 2009).
Quant aux accords de soutien signés à travers l'Organisation des Nations unies (ONU), ils se sont élevés de 306 millions de dollars à 338 millions de dollars.
Le rapport a enfin mis l'accent sur le climat économique positif que le Liban a connu en 2009 ; climat qui lui a permis d'accomplir des avancées en matière de réformes.

