Lors de son déplacement à Morée (Loir-et-Cher), Nicolas Sarkozy avait jugé inacceptable qu'« on serre la vis à une entreprise qui a des besoins de trésorerie pour quelques milliers d'euros ». « J'aurais préféré qu'on ait un chiffre sur le montant des encours », a regretté le président de la Confédération générale des PME (CGPME), Jean-François Roubaud. Mme Lagarde a également annoncé avoir obtenu des banques qu'elles réduisent les délais de décision sur les crédits. Par ailleurs, le président de la CGPME s'est inquiété de nouveau des garanties supplémentaires parfois demandées, selon lui, aux PME et TPE pour obtenir un crédit. Alors qu'elles s'étaient engagées à faire progresser de 3 à 4 % le montant des crédits dans le cadre du plan de soutien au secteur, elles n'ont pu afficher qu'une hausse de 2,7 %. M. Prot a néanmoins souligné que cette progression « situe la France très favorablement par rapport à ses voisins européens », qui ont tous enregistré un recul, sauf l'Italie. Mme Lagarde a également rappelé que ce chiffrage avait été bâti sur une hypothèse de croissance en 2009 de 1 %, qui a depuis été nettement révisée à la baisse à -2,25 %. Évoquant la croissance de 2,7 % du montant des crédits aux PME et TPE, elle a néanmoins jugé que le résultat était « encourageant mais pas suffisant ». « Les banques françaises ont fait leur travail », a estimé la directrice générale de la FBF Ariane Obolensky. « Les banques, comme elles l'ont démontré, seront capables d'être au rendez-vous et de contribuer à la croissance de l'économie française en 2010 », a-t-elle ajouté. « Je vais regarder fin 2010, pour voir si les engagements seront tenus », a prévenu M. Roubaud.
Économie - France
Les banques s’engagent sur le crédit mais resteront surveillées en 2010
OLJ / le 12 février 2010 à 00h39
Lors de son déplacement à Morée (Loir-et-Cher), Nicolas Sarkozy avait jugé inacceptable qu'« on serre la vis à une entreprise qui a des besoins de trésorerie pour quelques milliers d'euros ». « J'aurais préféré qu'on ait un chiffre sur le montant des encours », a regretté le président de la Confédération générale des PME (CGPME), Jean-François Roubaud. Mme Lagarde a également annoncé avoir obtenu des banques qu'elles réduisent les délais de décision sur les crédits. Par ailleurs, le président de la CGPME s'est inquiété de nouveau des garanties supplémentaires parfois demandées, selon lui, aux PME et TPE pour obtenir un crédit. Alors qu'elles s'étaient engagées à faire progresser de 3 à 4 % le montant des crédits dans le cadre du plan de soutien au secteur, elles n'ont pu afficher qu'une hausse de 2,7 %. M. Prot a néanmoins souligné que cette progression « situe la France très favorablement par rapport à ses voisins européens », qui ont tous enregistré un recul, sauf l'Italie. Mme Lagarde a également rappelé que ce chiffrage avait été bâti sur une hypothèse de croissance en 2009 de 1 %, qui a depuis été nettement révisée à la baisse à -2,25 %. Évoquant la croissance de 2,7 % du montant des crédits aux PME et TPE, elle a néanmoins jugé que le résultat était « encourageant mais pas suffisant ». « Les banques françaises ont fait leur travail », a estimé la directrice générale de la FBF Ariane Obolensky. « Les banques, comme elles l'ont démontré, seront capables d'être au rendez-vous et de contribuer à la croissance de l'économie française en 2010 », a-t-elle ajouté. « Je vais regarder fin 2010, pour voir si les engagements seront tenus », a prévenu M. Roubaud.


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