Rechercher
Rechercher

Économie - France

Les banques s’engagent sur le crédit mais resteront surveillées en 2010

Mises en accusation mardi par le président de la République Nicolas Sarkozy, les banques françaises ont pris hier de nouveaux engagements sur le crédit aux petites et moyennes entreprises (PME) mais resteront sous surveillance tout au long de 2010, année charnière pour confirmer la reprise économique. Le gouvernement a volontairement délaissé le crédit aux particuliers, qui a bien résisté à la crise, pour se concentrer sur les entreprises, qui ont connu une année noire en 2009. « Pour réussir 2010, il faudra apporter aux très petites entreprises (TPE) et aux PME le crédit dont elles ont besoin. C'est à cette condition que l'activité repartira », a fait valoir la ministre de l'Économie Christine Lagarde, à l'issue de la réunion avec les banques. Pressées par le gouvernement, les cinq plus grandes banques françaises, Crédit Agricole, BNP Paribas, Société Générale, BPCE et Crédit Mutuel, ont promis de consacrer une enveloppe de 38 milliards d'euros au crédit d'investissement des PME et des TPE, soit une hausse de 6 % par rapport aux montants consentis en 2009. Un engagement qui sera complété par un autre sur le crédit de trésorerie lors d'une réunion à l'Élysée, dont la date n'est pas encore connue.
Lors de son déplacement à Morée (Loir-et-Cher), Nicolas Sarkozy avait jugé inacceptable qu'« on serre la vis à une entreprise qui a des besoins de trésorerie pour quelques milliers d'euros ». « J'aurais préféré qu'on ait un chiffre sur le montant des encours », a regretté le président de la Confédération générale des PME (CGPME), Jean-François Roubaud. Mme Lagarde a également annoncé avoir obtenu des banques qu'elles réduisent les délais de décision sur les crédits. Par ailleurs, le président de la CGPME s'est inquiété de nouveau des garanties supplémentaires parfois demandées, selon lui, aux PME et TPE pour obtenir un crédit. Alors qu'elles s'étaient engagées à faire progresser de 3 à 4 % le montant des crédits dans le cadre du plan de soutien au secteur, elles n'ont pu afficher qu'une hausse de 2,7 %. M. Prot a néanmoins souligné que cette progression « situe la France très favorablement par rapport à ses voisins européens », qui ont tous enregistré un recul, sauf l'Italie. Mme Lagarde a également rappelé que ce chiffrage avait été bâti sur une hypothèse de croissance en 2009 de 1 %, qui a depuis été nettement révisée à la baisse à -2,25 %. Évoquant la croissance de 2,7 % du montant des crédits aux PME et TPE, elle a néanmoins jugé que le résultat était « encourageant mais pas suffisant ». « Les banques françaises ont fait leur travail », a estimé la directrice générale de la FBF Ariane Obolensky. « Les banques, comme elles l'ont démontré, seront capables d'être au rendez-vous et de contribuer à la croissance de l'économie française en 2010 », a-t-elle ajouté. « Je vais regarder fin 2010, pour voir si les engagements seront tenus », a prévenu M. Roubaud.
Mises en accusation mardi par le président de la République Nicolas Sarkozy, les banques françaises ont pris hier de nouveaux engagements sur le crédit aux petites et moyennes entreprises (PME) mais resteront sous surveillance tout au long de 2010, année charnière pour confirmer la reprise économique. Le gouvernement a volontairement délaissé le crédit aux particuliers, qui a bien résisté à la crise, pour se concentrer sur les entreprises, qui ont connu une année noire en 2009. « Pour réussir 2010, il faudra apporter aux très petites entreprises (TPE) et aux PME le crédit dont elles ont besoin. C'est à cette condition que l'activité repartira », a fait valoir la ministre de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut