La mission du FMI a souligné qu'alors que la croissance du produit intérieur brut (PIB) syrien a ralenti à 4 %, la composante non pétrolière de ce PIB a progressé à un rythme supérieur, grimpant de quelque 4,5 % en 2009. La décélération relative est la conséquence « de la baisse du taux de croissance de l'industrie, de la construction et des services ». Elle a toutefois été compensée par « une reprise modérée de l'agriculture ».
Ceci ne signifie toutefois pas que la crise économique et financière internationale n'a eu aucune retombée sur la Syrie en 2009. Parmi les effets de cette turbulence sur l'économie du pays, on note en effet une hausse du taux de chômage à 11 %, une baisse de l'inflation à 2,5 % du fait du repli des cours mondiaux des denrées cotées, ainsi qu'un élargissement du déficit fiscal à 5,5 % dû aux « mesures contracycliques prises pour protéger le pays face à la crise internationale ».
Il reste que les prévisions du FMI concernant la performance de l'économie syrienne en 2010 demeurent relativement optimistes. En effet, la production totale du pays, en dehors du pétrole, devrait augmenter de quelque 5 % cette année, notamment grâce à l'amélioration de la production agricole, des exportations, des transferts des expatriés et des investissements directs étrangers. D'autant que le bon niveau des précipitations devrait entraîner une amélioration des récoltes de céréales, y compris le blé.
Par ailleurs, le rapport du FMI a loué les efforts déployés par le gouvernement syrien pour rationaliser la gestion des finances publiques, réformer le système de subvention du pétrole et préparer la mise en place de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Attendue depuis longtemps en Syrie et reportée d'année en année, la TVA devrait être introduite en 2011, selon le gouvernement, bien que cette échéance soit qualifiée de « trop optimiste » par de nombreux analystes.
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En coopération avec : The Syria Report

