« Je ne resterai pas les bras croisés alors que la CNSS risque la faillite », a promis Boutros Harb. Photo Dalati et Nohra
Le ministre a tenu ces propos lors d'une conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé le lancement d'un chantier de travail intitulé « la sécurité sociale : priorité de la politique sociale » qui aura lieu les 11 et 12 février courant au siège du Conseil économique et social.
Boutros Harb a aussi indiqué que les problèmes liés à la sécurité sociale ont des retombées néfastes sur l'ensemble de la société libanaise. « Je ne resterai pas les bras croisés alors que la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) risque la faillite. C'est pour cela que je proposerai des solutions à tous les aspects de ce dossier épineux », a-t-il martelé.
Le ministre Harb a en outre évoqué plusieurs points qu'il souhaiterait concrétiser, notamment la mise en place d'un système efficace qui pourrait concurrencer le secteur privé de l'assurance, la protection des droits des malades inscrits à la Sécurité sociale vis-à-vis des hôpitaux, la garantie de la viabilité des différents centres de Sécurité sociale, et surtout la réactivation du projet de loi sur la retraite en y intégrant les réformes nécessaires.
Il a aussi appelé les parties concernées à mettre en commun les efforts adéquats pour la réussite de ce projet. C'est dans cette optique que le chantier de travail qui se tiendra en fin de semaine a été mis en place, a-t-il précisé.
Boutros Harb a souligné que le choix du lieu de ce séminaire, à savoir le Conseil économique et social, n'est pas anodin, puisqu'il répond à une clause de la déclaration ministérielle portant sur la redynamisation de cet organisme. Il a enfin précisé que l'approche qu'il adoptait vis-à-vis de ce projet « n'est pas politique, mais découle d'une volonté de subvenir aux besoins fondamentaux des citoyens libanais ».

