La collaboration assidue de notre association RJLiban avec L'Orient-Le Jour, entamée il y a deux ans et ponctuée par des voyages dans le monde de l'émigration libanaise, vient de confirmer l'importance de cette communauté. Les initiatives actuelles, fusant de toutes parts, vont bon train, attestant jour après jour de la primauté d'une communauté bien implantée dans tous les continents.
L'annuaire des amis du Liban, lancé en décembre 2009 sur le site www.rjliban.com, participe à ce mouvement de renaissance du pays et poursuit son évolution technique et expansionniste : les systèmes de recherche (par ville et nom de famille au Liban, ou par pays et profession), accessibles pour le moment en trois langues (français, anglais et espagnol), permettent à ce jour de recenser une centaine de membres inscrits, avec près de 50 villes et 100 noms de familles au Liban, ainsi qu'une dizaine de pays et plus de 25 professions.
Les Libanais, partout où ils se trouvent, s'adaptent à la population locale, toutes catégories sociales confondues. Ils participent bien sûr aux élites politiques, économiques et culturelles des pays qui les accueillent, mais nombreux sont ceux perdus dans quelque région éloignée, comme ce chef de clan dans une favela de Rio de Janeiro ou ce roitelet régnant sur un village de la brousse africaine. De quoi alimenter toute une production cinématographique basée sur les émigrés libanais et leurs ancêtres phéniciens.
Les Libanais d'Amérique latine
Parmi les premières personnes qui se sont enregistrées à l'annuaire électronique, et qui peuvent être contactées par e-mail par tout membre de la grande famille mondiale du Liban, figurent :
- Habib Chamoun, ingénieur chimiste et écrivain mexicain vivant avec sa famille à Houston aux États-Unis, dont l'arrière-grand-père paternel avait fui les massacres de 1860 à Deir el-Qamar (Chouf) pour s'installer à Nabatiyeh (Liban-Sud), avant que son grand-père n'émigre au Mexique.
- Gustavo Farah Guerra, travaillant dans l'immobilier à Guadalajara au Mexique, originaire de Amchit (Liban-Nord), et dont les grands-parents maternels appartiennent aux familles Harb de Mazraat el-Chouf et Pharaon de Deir el-Qamar.
- Amir Ibn Tawfik Simon, historien et homme de lettres vivant à Asunción au Paraguay, de nationalité chilienne, fondateur de la branche bolivienne de l'Union libanaise culturelle mondiale, dont les grands-parents sont de la famille Barakeh et de la famille Haddad.
- Luis Andres de la Fuente Abdala, avocat uruguayen vivant à Montevideo, dont les parents du grand-père maternel, Miguel Abdala et Sarah Jorje, avaient émigré du village de Kelhat (Koura).
- Juan José Nassar, avocat du Costa Rica vivant à San José, président de la branche costaricaine et vice-président pour l'Amérique latine de l'Union libanaise culturelle mondiale, appartenant aux familles Nassar et Farah de Hasroun, ainsi que Makhlouf et Baraket de Bqaakafra, au Liban-Nord.
- Luis Alfonso Dau, jeune homme d'affaires mexicain de Guadalajara, originaire de Bdedoun (Mont-Liban) et dont la mère, de la famille Farah, est originaire de Amchit.
- Maria Amparo Valencia Assad, Mexicaine dont la mère est d'origine libanaise, travaillant dans le marketing à Tijuana Baja California au Mexique.
- Juan José Reyes, Uruguayen appartenant aux familles Reyes et Abboud de Darbeshtar (Koura), qui est à la retraite et qui préside l'Association des fils de Darbeshtar à Montevideo.
L'année 2010 sera décisive pour la consolidation des liens entre le Liban et ses fils : profitons du temps de paix pour pouvoir
naviguer, même quand la tempête viendra, toujours plus loin !
N.F.
Cette page (parution les premier et troisième lundis de chaque mois) est réalisée en collaboration avec l’association RJLiban.
E-mail : monde@rjliban.com – www.rjliban.com


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