Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Afghanistan - Sommet

Les voisins de l’Afghanistan soutiennent le processus de réconciliation avec les talibans

Un attentat à Kaboul revendiqué par les militants islamistes.

Les présidents afghan, Hamid Karzaï (à gauche), et turc, Abdullah Gül, hier à Istanbul lors d’un minisommet des voisins de l’Afghanistan. Mustafa Ozer/AFP

Les pays voisins de l'Afghanistan et la Turquie ont annoncé hier à Istanbul qu'ils soutenaient le « processus de réconciliation nationale » avec les talibans prôné par le président afghan Hamid Karzaï, à l'issue d'un minisommet consacré à ce pays. Le minisommet d'Istanbul réunissait les présidents afghan, pakistanais et turc, et des représentants de la plupart des voisins de l'Afghanistan, dont la Chine et l'Iran, ainsi que le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband.
« Les talibans qui ne font pas partie d'un réseau terroriste comme el-Qaëda sont les enfants de la terre afghane. Ils sont des milliers et des milliers, ils doivent être réintégrés », a déclaré M. Karzaï devant la presse à Istanbul. Mais les talibans ont à maintes reprises signifié qu'ils n'entendaient pas négocier avec le gouvernement. Hier, ils ont revendiqué un nouvel attentat dans lequel au moins neuf civils afghans ont été blessés à Kaboul, lorsqu'une voiture piégée a explosé contre un convoi de la force de l'OTAN devant l'entrée d'une base militaire américaine. Le président afghan doit annoncer demain, jeudi, lors de la conférence de Londres un vaste programme visant notamment à la réconciliation avec les talibans qui ne sont pas membres de réseaux tels qu'el-Qaëda. Lundi, à l'issue d'un sommet tripartite à Istanbul avec ses homologues turc Abdullah Gül et pakistanais Asif Ali Zardari, le président afghan avait donné un exemple de sa politique de la main tendue en annonçant qu'il demanderait, à Londres, le retrait de certains talibans de la liste de sanctions de l'ONU. L'ONU a créé en 1999 un « Comité des sanctions contre el-Qaëda et les talibans » chargé d'établir une liste de personnes et entités associées à el-Qaëda, à Oussama Ben Laden ou aux talibans susceptibles de voir leurs avoirs gelés et de faire l'objet d'interdictions de voyager. L'émissaire américain pour l'Afghanistan et le Pakistan, Richard Holbrooke, a assuré que les grandes puissances soutiendraient le plan de M. Karzaï à condition que les talibans prennent leurs distances avec el-Qaëda. Le général américain Stanley McChrystal, commandant militaire de l'OTAN en Afghanistan, avait lui aussi soutenu l'idée d'une paix négociée, dans un entretien au Financial Times lundi.
Le transfert progressif de la sécurité aux forces afghanes sera l'autre grand volet de la conférence de Londres, qui réunira tous les acteurs du conflit afghan, à l'exception des talibans. Dans cette perspective, Berlin a annoncé hier une « nouvelle étape » dans son engagement en Afghanistan, associant l'envoi de 500 soldats supplémentaires pour aider à la formation des forces afghanes, un doublement de l'aide à la reconstruction, portée à 430 millions d'euros, et la participation à hauteur de 50 millions d'euros au programme de « réintégration » d'anciens talibans. L'Allemagne a également annoncé qu'elle souhaitait commencer à retirer ses troupes en 2011, échéance déjà fixée par les États-Unis.
L'effectif des forces internationales, de 113 000 hommes actuellement, dont l'essentiel sous la bannière de l'OTAN, devrait passer cette année à 150 000, le président Barack Obama ayant décidé l'envoi de quelque 30 000 militaires américains en renfort.
Les pays voisins de l'Afghanistan et la Turquie ont annoncé hier à Istanbul qu'ils soutenaient le « processus de réconciliation nationale » avec les talibans prôné par le président afghan Hamid Karzaï, à l'issue d'un minisommet consacré à ce pays. Le minisommet d'Istanbul réunissait les présidents afghan, pakistanais et turc, et des représentants de la plupart des voisins de l'Afghanistan, dont la Chine et l'Iran, ainsi que le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband.« Les talibans qui ne font pas partie d'un réseau terroriste comme el-Qaëda sont les enfants de la terre afghane. Ils sont des milliers et des milliers, ils doivent être...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut