Les motifs de satisfaction sont très rares pour Antoine Kombouaré depuis le début de l'année et le 16e de finale de la Coupe de France, dimanche contre Evian (3-1), n'a pas dérogé à la règle, montrant les limites d'une formation encore sous le choc de ses trois défaites d'affilée en ce début d'année.
Le technicien parisien n'avait en fait qu'une seule raison de se réjouir : avoir assisté à la première, gagnante, de la doublette Erding-Hoarau. Avec deux buts pour le Turc et un pour le Réunionnais, le Kanak ne pouvait rêver mieux, lui qui n'avait jamais pu auparavant aligner son duo durant la quasi-totalité d'une rencontre (Erding est sorti à la 71e minute).
La complémentarité entre les deux joueurs n'est encore qu'à l'état d'ébauche, mais leur simple présence côte à côte sur la pelouse a donné du baume au cœur à Kombouaré avant de retrouver les rudes joutes du championnat.
« C'est l'association dont je rêvais depuis le début de la saison. Ils ont marqué tous les deux, c'est une grosse satisfaction », a-t-il déclaré dimanche, soulagé. En recrutant Erding l'été dernier, les responsables parisiens le voyaient comme le pendant de Hoarau, meilleur buteur du club en 2008-09 pour sa première saison parmi l'élite (17 buts). D'un côté le grand Réunionnais (1,92 m), capable de s'imposer dans les airs et de jouer en déviation, de l'autre un avaleur d'espaces, rapide et technique.
« La page est tournée »
Les blessures à répétition de Hoarau (adducteurs, cuisse) ajoutées aux pépins physiques d'Erding (épaule, genou) ont pourtant ruiné ces plans. Au total, le n° 9 parisien n'a pu disputer que 8 petits matches de L1 cette saison (1 but) et les deux joueurs auront dû attendre cinq mois avant de débuter une partie ensemble.
Entre-temps, Kombouaré a dû jongler avec différentes formules en attaque, sans grande réussite. La maladresse chronique de Luyindula (6 buts en L1) ou le spleen de Giuly, en totale panne de confiance, ont compliqué sa tâche.
Aujourd'hui, « la page est définitivement tournée », selon Hoarau qui avoue tout de même avoir besoin de « trois ou quatre matches pour retrouver le rythme ». Or Paris, englué dans la deuxième partie du classement de L1, ne peut pas s'offrir le luxe de patienter aussi longtemps, surtout à moins d'une semaine d'un déplacement à hauts risques à Lyon. Le retour de Sessegnon peut cependant accélérer la mise sur orbite du duo Erding-Hoarau en offrant encore plus de solutions offensives, même si le Béninois, éliminé au 1er tour de la CAN 2010, est pour l'instant l'une des grosses déceptions du début de saison (2 buts, 3 passes décisives).
Même confiné au côté gauche, une zone où il est moins à l'aise que dans l'axe, Sessegnon a les capacités de changer le cours d'un match à lui tout seul. Une denrée très rare à Paris.


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