Le secteur immobilier syrien est actuellement en plein essor puisqu'il bénéficie de la plus grande part des investissements des ménages et des entreprises. Le secteur a su également attirer les flux des expatriés syriens résidant dans les pays du Golfe.
Cependant, les emprunts auprès des banques sont restés minimes, notamment à cause de la complexité du système législatif. Par exemple, les procédures de saisine sont extrêmement compliquées à cause des différents cadastres.
Les revenus faibles, les taux d'intérêt élevés ainsi que les prix élevés des biens immobiliers sont autant de facteurs qui expliquent que les prêts du secteur bancaire pour les logements et les biens immobiliers sont faibles.
Cependant, le gouvernement redouble d'efforts pour réguler le secteur immobilier. Ses efforts ont porté sur la création d'une Autorité qui supervise les investissements dans les biens immobiliers, ainsi que l'établissement de plusieurs liens avec des institutions internationales pour trouver des solutions aux logements informels. Notons que la tranche informelle du logement constitue 38 % de l'ensemble du secteur.
Le ministre des Finances Mohammad Hussein, a déclaré à cette occasion que « nous prévoyons que la nouvelle Autorité de supervision agisse dans le sens de l'intensification de la demande de biens immobiliers, au même sens que nous espérons que la Commission pour l'investissement et le développement de l'immobilier se concentre sur l'offre de biens immobiliers ».
La Commission pour l'investissement et le développement de l'immobilier avait été créée en 2008 pour réglementer les investissements dans ce secteur. En pratique, cette commission vient tout juste de commencer à mettre en application ses réglementations, sans résultats visibles pour l'instant.
En coopération avec : The Syria Report
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