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Économie - Liban - Rapport

Le Liban progresse en matière de liberté économique

La fiscalité des entreprises et des revenus supérieurs est bien plus faible au Liban que dans la région ou dans le monde.

Le Liban a progressé en score et en classement dans l'édition 2010 du rapport sur l'indice de liberté économique établi conjointement par le quotidien américain The Wall Street Journal et par l'institut de recherche étatsunien conservateur, The Heritage Foundation.
En effet, sur base des résultats de l'indice, le Liban est arrivé en 89e position sur 179 pays à l'échelle internationale et à la 9e position parmi 17 pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord. En 2009, le Liban était arrivé 95e sur le plan mondial et 9e dans la région.
En termes de score, le Liban a obtenu un indice de liberté économique de 59,5 %, contre 58,1 % en 2009. Ce score est supérieur à la moyenne mondiale qui s'est élevée à 59,4 %. Il demeure toutefois inférieur à la moyenne régionale et à celle des pays arabes qui se sont établies à 60,4 % et 61,0 % respectivement, selon les chiffres du classement qui paraîtra dans l'édition de la semaine prochaine du Lebanon Weekly Monitor, bulletin économique hebdomadaire de la Bank Audi,
Soulignons que l'indice de liberté économique du Wall Street Journal et de l'Heritage Foundation évalue les différentes économies sur base de 52 variables indépendantes réparties en 10 catégories de facteurs économiques, à savoir : la liberté des affaires, la liberté du commerce, la liberté fiscale, la taille des institutions gouvernementales, la liberté monétaire, la liberté d'investissement, la liberté financière, les droits de propriété, la liberté à l'égard de la corruption et la liberté du travail.
L'amélioration du score du Liban est due à la progression enregistrée dans trois de ces dix catégories. En effet, le pays a considérablement avancé en matière de liberté d'investissement, ce qui laisse présager un accroissement des placements de capitaux au Liban. Il a également affiché une nette amélioration en matière de libertés financière et commerciale.

Par catégories
Plus précisément, le Liban a obtenu un score relativement élevé en matière de liberté commerciale, de liberté fiscale, de liberté monétaire et de liberté financière.
Du fait de la faiblesse relative de ses frais douaniers, le Liban a obtenu en matière de liberté commerciale une note de 85 %, largement au-dessus des moyennes mondiale et régionale qui n'ont pas dépassé les 74,6 % et 75,1 % respectivement.
De plus, le bon classement du pays en matière de liberté fiscale est dû à la faiblesse comparative de ses impôts sur les sociétés et de la tranche supérieure de l'impôt sur les revenus. En effet, le rapport a noté que la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu ne dépasse pas les 20 % et que l'impôt sur les sociétés ne dépasse pas les 15 %. D'où une note de 91,6 % dans cette catégorie qui mesure le poids des charges fiscales sur l'économie, contre une moyenne mondiale de 87 % et une moyenne régionale de 75,4 %. Bien plus, le ratio de l'impôt sur le revenu au produit intérieur brut (PIB) libanais n'a pas dépassé les 14,4 %.
Quant à la liberté monétaire qui mesure la stabilité des prix et le degré de contrôle de ces derniers, le score du Liban dans cette catégorie a reculé à 71,4 % en 2010, contre 77,3 % l'année dernière, du fait de « certaines politiques qui provoquent des distorsions au niveau des prix ». Néanmoins, le fait que la note du Liban soit supérieure aux moyennes mondiale et régionale de 70,6 % et de 68,9 % pourrait signifier que les prix ont moins fluctué sur le plan local qu'au niveau international ou moyen-oriental.
Dans le domaine de la liberté financière, la note du Liban a progressé à 60 % en 2010 contre 58,6 % en 2009, grâce à la résilience dont a fait preuve le secteur financier local face à la crise financière internationale et à la transparence de sa régulation financière. Les moyennes mondiale et régionale dans ce domaine ont été de 48,5 % et de 45,9 % respectivement.
En matière de liberté des affaires, le Liban a obtenu une note de 56,6 %, vu que pour obtenir une licence commerciale locale, il faut mener 18 procédures administratives et compter un délai de 225 jours. Ces chiffres sont quasiment identiques aux moyennes mondiales dans ce domaine. Cependant, le rapport estime que la liberté de démarrer, gérer et liquider une affaire « est limitée par l'environnement de régulation libanais ». En effet, le coût de lancement d'un business est relativement élevé tout comme celui de la liquidation, sachant que cette dernière procédure est généralement longue. En conséquence, la note du Liban dans cette catégorie est restée inférieure aux moyennes mondiale et régionale qui se sont élevées à 65,0 % et 67,1 % respectivement.
En ce qui concerne la taille des institutions gouvernementales, le Liban a obtenu une note de 62,8 %, à comparer à une moyenne mondiale de 68,9 % et à une moyenne régionale de 65 %. Le recul de 1,3 % de la note du pays dans cette catégorie est dû à la hausse des dépenses gouvernementales.
Dans la catégorie de la liberté de l'investissement, le score du Liban a bondi de 25 points à 55 %, du fait de l'adoption de plusieurs lois de promotion des investissements. À titre comparatif, la moyenne internationale dans cette catégorie a été de 49,0 % et la moyenne régionale s'est élevée à 48,1 %. Bien que le score du pays ait dépassé ces moyennes, le rapport a souligné que davantage de réformes étaient requises en matière de bureaucratie, de corruption et de licenciements arbitraires.
En termes de droits de propriété, le Liban a obtenu une note de 30 % contre une moyenne mondiale de 43,8 % et une moyenne régionale de 71,5 %, du fait de la faiblesse de l'application des lois de protection des droits d'auteur et de propriété intellectuelle. Le Liban a également obtenu une faible note en matière de liberté face à la corruption. Son score en la matière n'a pas dépassé les 30 %, alors que les moyennes internationale et régionale se sont élevées à 40,5 % et 40,2 % respectivement.
Enfin, le Liban a obtenu une note de 57 % en matière de liberté du travail, contre une moyenne mondiale de 62,1 % et une moyenne régionale de 64 %, les auteurs du rapport estimant que la régulation libanaise en matière d'emploi est quelque peu « rigide ».
Soulignons enfin que dans ce classement, le Liban a devancé le Maroc, l'Égypte et la Tunisie mais est arrivé derrière l'Arabie saoudite, la Jordanie et les Émirats arabes unis.

Le Liban a progressé en score et en classement dans l'édition 2010 du rapport sur l'indice de liberté économique établi conjointement par le quotidien américain The Wall Street Journal et par l'institut de recherche étatsunien conservateur, The Heritage Foundation.En effet, sur base des résultats de l'indice, le Liban est arrivé en 89e position sur 179 pays à l'échelle internationale et à la 9e position parmi 17 pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord. En 2009, le Liban était arrivé 95e sur le plan mondial et 9e dans la région.En termes de score, le Liban a obtenu un indice de liberté économique de 59,5 %, contre 58,1 % en 2009. Ce score est supérieur à la moyenne mondiale qui s'est...
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