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Économie - Liban - Consommation

Noël : À vos portefeuilles, prêts… Partez !

Il s'agit de la fête qui entraîne habituellement le plus de dépenses frénétiques de la part des ménages, sur fond de surenchère des grandes enseignes. Alors, combien coûte en moyenne la veillée de Noël ?

Décorations, cadeaux, repas de famille… Noël est habituellement marqué par de grandes dépenses de consommation et par une envolée des prix.


Au moins 320 000 livres libanaises, ou 214 dollars pour le seul jour du 24 décembre. Voilà en moyenne les dépenses consacrées par une famille lambda de quatre personnes à un « package » festif comprenant la sacro-sainte dinde, le sapin et les décorations de mise, et les aliments traditionnels comme la bûche. Cette estimation a uniquement pris en compte la constante plus ou moins commune à tous : nourriture et décorations, et n'a pas inclus le prix des éléments religieux (crèches, santons...), du calendrier de l'Avent, ou des cadeaux. Ces 214 dollars représentent concrètement un juste milieu entre le 1er prix et les produits parmi les plus chers sur le marché.
Le prix de la dinde (de 4 à 5 kilogrammes voire plus) a ainsi tourné cette année autour de 5 000 livres/ kilo en supermarché. Le prix des marrons l'accompagnant traditionnellement avoisinait quant à lui les 10 000 livres en boîte, et les 3 000 livres/ kilo au rayon légumes. Autres éléments coûteux de la table de Noël, le foie gras (40 000 livres le bloc d'un peu moins de 200 grammes d'une certaine marque, en supermarché), le saumon fumé (15 000 livres la barquette premier prix), le simili-caviar (6 000 livres en moyenne) ou encore les fromages, dont la différence de prix affichée au Liban en comparaison avec leur pays de provenance, notamment la France, était parfois astronomique. Quant aux apéritifs, douceurs et autres friandises, leurs prix cumulés pouvaient facilement dépasser les 60 000 livres, entre les assortiments de noix (plus de 30 000 livres le kilo de qualité supérieure), les chocolats (8 000 livres/ kilo pour le 1er prix en promotion dans un hypermarché de Beyrouth, 22 500 livres les 700 grammes d'une marque de gamme moyenne, plus de 23 000 livres pour 300 grammes d'une marque suisse de luxe) ou encore le vin (environ 10 000 livres pour une bouteille de vin rouge local de bonne qualité, plus du triple pour un certain vin importé de France).
Finalement, une table de Noël ne pouvant être complète sans bûche, L'Orient-Le Jour est allé comparer les prix affichés par les grandes enseignes et les artisans pâtissiers. Les bûches les moins chères, non réfrigérées, et empilées les unes sur les autres dans un rayon quelconque n'étaient vraiment pas appétissantes en dépit de leur prix vraiment très abordable (un peu plus de 13 000 livres) mais un juste milieu existant entre les promotions et les pâtisseries proposant du grand art à plus de 100 000 livres, des bûches d'un gabarit et d'un aspect acceptables étaient également disponibles en supermarché pour quelque 20 000 livres en moyenne.

Des prix démesurés
Cela étant, certaines enseignes n'ont pas hésité à afficher des prix extravagants, sans pudeur aucune, et le Liban, encore une fois, a été le théâtre d'une guerre du tape-à-l'œil si peu à sa place en cette époque de l'année.
Ainsi, les familles privilégiées ont été en mesure d'acquérir cette année un sapin naturel de toute beauté pour une somme équivalant au salaire mensuel d'un employé touchant le SMIC, voire plus (800 000 livres libanaises étant le prix de la version grande taille dans une certaine enseigne spécialisée). Le commun des mortels s'est contenté d'une réplique synthétique de taille moyenne pour environ 60 000 livres.
Les décorations de Noël étaient également parmi les éléments les plus représentatifs en magasin des disparités au niveau des prix : la boule vendue à 7 500 livres dans une enseigne ciblant la classe moyenne à supérieure pouvait facilement être acquise trois fois moins cher ailleurs, ou, pour les consommateurs au budget restreint, disponible en pack de 12 boules pour un prix s'échelonnant entre 3 000 et 12 000 livres. Même topo pour les guirlandes simples (5 000 livres en moyenne dans une grande enseigne, 1 500 à la solderie du coin), ou encore les accessoires, avec le prix moyen du bonnet de Noël tournant à 1 000 livres chez les vendeurs ambulants contre trois fois plus dans les magasins spécialisés.
Les fêtes de fin d'année 2009 n'ont en tout cas pas paru affectées - en apparence - par le contexte économique mondial peu souriant. Les foules se pressent toujours autant dans les magasins, contribuant à paralyser par la même occasion le trafic urbain déjà congestionné en temps normal. Néanmoins, nombreuses ont été les enseignes proposant d'ores et déjà des rabais de 20, 30 voire 50 % sur les accessoires de Noël, les jouets ou les plantes, et les magazines réclame sont légion, encourageant les ménages à consommer sans se retenir.
Mais, pour les familles désirant surveiller leur budget, plusieurs options existent pour limiter les frais : remplacer la purée de marrons importée par du fait-maison, échanger la dinde contre du poulet, choisir des éléments de décoration en packs plutôt qu'au détail, opter pour du sapin artificiel ou, pour les puristes, une petite version en pot (moins de 10 dollars), charger les gamins de fabriquer un calendrier de l'Avent au lieu de l'acheter, ou encore offrir un repas copieux à tous les démunis du quartier pour la moitié du prix d'un santon banal grandeur nature (prix affiché : environ 900 000 livres), ce qui représente un investissement autrement plus enrichissant. Et Joyeux Noël !
Au moins 320 000 livres libanaises, ou 214 dollars pour le seul jour du 24 décembre. Voilà en moyenne les dépenses consacrées par une famille lambda de quatre personnes à un « package » festif comprenant la sacro-sainte dinde, le sapin et les décorations de mise, et les aliments traditionnels comme la bûche. Cette estimation a uniquement pris en compte la constante plus ou moins commune à tous : nourriture et décorations, et n'a pas inclus le prix des éléments religieux (crèches, santons...), du calendrier de l'Avent, ou des cadeaux. Ces 214 dollars représentent concrètement un juste milieu entre le 1er prix et les produits parmi les plus chers sur le marché.Le prix de la dinde (de 4 à 5...
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