L’Autrichien Benjamin Raich vainqueur du supercombiné avec un chrono de 49’’94 au slalom pour un chrono total de 2’07’’. Thomas Coex/AFP
Raich, 31 ans, et désormais 35 victoires au compteur, était déjà monté deux fois sur le podium cette saison, en super-G à Lake Louise (Canada) et en géant à Beaver Creek (États-Unis), mais pas encore sur la première marche.
« J'aime ce massif. C'est un tel défi d'arriver en bas, et ce quelle que soit la discipline », a souligné le Tyrolien, qui depuis la retraite d'Hermann Maier est le skieur en activité le plus titré.
Déjà mis en orbite par le 4e meilleur chrono dans la manche de super-G le matin, le champion olympique a dominé la manche de slalom pour coiffer de 9/10es le jeune Marcel Hirscher, 3e l'an dernier et 2e cette année. Romed Baumann, l'autre vedette montante autrichienne, et l'Italien Manfred Mölgg ont partagé la troisième place.
« C'est un jour important pour l'équipe autrichienne après deux semaines difficiles au Canada et aux États-Unis », s'est félicité Raich.
Un jour important pour l'Autriche, mais aussi « un jour spécial » pour Hirscher, tout incrédule de partager à nouveau le podium avec son idole de jeunesse.
« Il y a dix ans, je regardais ses courses. Je l'adore, c'est un grand skieur. Maintenant, je suis assis à côté de lui. J'ai appris beaucoup de lui, de toutes ses médailles et ses globes », a raconté le jeune homme de 20 ans, alors que Raich, de gêne, se cachait le visage.
Janka perd le rythme
Avec cette victoire, le grand monsieur du circuit remonte à la deuxième place du classement général de la Coupe du monde, derrière Carlo Janka, qui pour la première fois en sept courses n'a pas marqué un seul point.
La sensation suisse, qui restait sur un triplé la semaine passée au Colorado, semblait bien en piste pour poursuivre sa série de podiums, avec le deuxième temps du super-G. Mais dans l'après-midi, Janka a vite perdu le rythme des piquets.
Le Norvégien Aksel Lund Svindal, sacré champion du monde du supercombiné sur cette même piste en février, n'avait pas réussi à creuser un écart suffisant au terme du super-G pour accrocher le podium (9e).
À l'inverse, Julien Lizeroux, qui s'était couvert d'argent aux Mondiaux, s'est laissé ballotter dans la manche de vitesse sur cette très exigeante Face de Bellevarde. Aussi redoutable slalomeur qu'il soit, quatre secondes représentaient un écart bien trop gigantesque à rattraper en seconde manche.
« J'aurais pu sortir dix fois au super-G et dix fois au slalom, mais j'ai rien lâché, je suis en bas », a fait valoir le Savoyard, 25e au final. Au vu de ses performances, Lizeroux fera l'impasse sur le super-G d'aujourd'hui, pour mieux se préparer pour le géant de demain.
Sans Jean-Baptiste Grange, son leader qui s'était intercalé entre Raich et Hirscher l'an dernier, l'équipe de France s'est contentée du ventre mou du classement, avec Sébastien Pichot 13e, et Adrien Théaux 15e.


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