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Moyen Orient et Monde - Défense

L’OTAN soutient Obama avec 7 000 soldats en Afghanistan

L'OTAN et l'armée afghane lancent une nouvelle offensive dans la province du Helmand ;
les États-Unis affirment ne pas avoir l'intention de quitter le pays « dans un avenir proche ».

Les alliés des États-Unis ont promis hier d'envoyer au moins 7 000 soldats de plus en Afghanistan pour appuyer la nouvelle stratégie contre-insurrectionnelle du président Barack Obama dans ce pays, un geste que Washington a immédiatement salué. Les États-Unis sont « très heureux » des « importantes » contributions de l'OTAN à l'effort de guerre en Afghanistan, a réagi le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs. Ce résultat obtenu à l'issue d'une réunion des 28 chefs de la diplomatie de l'OTAN et des 16 (bien 16) autres pays participant à la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) a répondu aux attentes de la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton venue les appeler à « finir le combat ensemble ». Avec les quelque 30 000 hommes annoncés mardi par le président américain Barack Obama, l'ISAF, que commande l'OTAN, « disposera d'au moins 37 000 soldats de plus en 2010 que cette année », a déclaré le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen, qui s'est dit « très satisfait » de ce qu'il a appelé « un grand succès ». Les forces étrangères culmineront ainsi à 150 000 soldats, dont les deux tiers américains. « Nous sommes parvenus à un consensus parmi les alliés et partenaires sur la stratégie en Afghanistan, et (...) au moins 25 alliés et partenaires ont annoncé des contributions supplémentaires », a résumé M. Rasmussen, se félicitant de la « solidarité » ainsi manifestée.
Mme Clinton, venue à Bruxelles chercher l'appui des Européens à la nouvelle stratégie américaine destinée à reprendre l'initiative face aux extrémistes musulmans afghans, a jugé « encourageant » cet « engagement important » des alliés pour envoyer des renforts en Afghanistan. Elle a qualifié de « test crucial pour l'OTAN » le combat en Afghanistan contre les talibans et el-Qaëda.
Comme pour ponctuer ces déclarations, plus de 1 000 soldats de l'OTAN appuyés par des forces afghanes ont lancé hier une nouvelle offensive dans la province du Helmand, fief des talibans dans le sud de l'Afghanistan. Selon le Washington Post, plus de 9 000 hommes du corps des marines doivent être déployés dans le Helmand dans les jours à venir pour permettre à l'armée américaine de reprendre pied dans ce bastion rebelle.
Seul bémol, deux des plus importants alliés européens, la France et l'Allemagne, sont restés en retrait, en n'annonçant aucune nouvelle contribution. Mais ce n'était pas une surprise, le président Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel ayant publiquement remis à plus tard la décision d'envoyer d'éventuels renforts. Un haut responsable de l'OTAN a cependant estimé que Paris et Berlin préparaient une initiative « sans doute à coloration européenne » en faveur de l'Afghanistan.
Des responsables militaires de l'OTAN devraient faire le point sur les renforts lundi prochain au quartier général allié à Mons en Belgique. Mme Clinton a parlé de « l'élargissement de la coopération avec le Pakistan » comme d'un des éléments-clés de la nouvelle stratégie américaine, sur laquelle Islamabad a souhaité d'ailleurs jeudi des « clarifications ».
À Washington, le conseiller américain à la Sécurité nationale, le général James Jones, a souligné que les États-Unis n'avaient pas l'intention de quitter l'Afghanistan « dans un avenir proche et certainement pas en 2011 », date du début de retrait évoquée mardi par M. Obama.
Les alliés des États-Unis ont promis hier d'envoyer au moins 7 000 soldats de plus en Afghanistan pour appuyer la nouvelle stratégie contre-insurrectionnelle du président Barack Obama dans ce pays, un geste que Washington a immédiatement salué. Les États-Unis sont « très heureux » des « importantes » contributions de l'OTAN à l'effort de guerre en Afghanistan, a réagi le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs. Ce résultat obtenu à l'issue d'une réunion des 28 chefs de la diplomatie de l'OTAN et des 16 (bien 16) autres pays participant à la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) a répondu aux attentes de la secrétaire d'État...
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