Henning Camre entouré des membres du comité du Screen Institute Beirut lors de la conférence. (DR)
Le Screen Institute Beirut s'est fixé deux grands objectifs supposés être atteints d'ici à deux ans. Henning Camre a même lancé l'ouverture aux demandes de fonds pour des films documentaires, qui se déroulera jusqu'au 30 décembre. L'association a donc déjà créé cette caisse de fonds qui, comme première étape, encouragera les courts-métrages documentaires en espérant que l'étape des films de fiction suivra. « Nous avons perçu de grands talents parmi les jeunes dans cette région, mais nous avons compris que s'ils n'ont pas l'argent nécessaire, ils ne pourraient jamais évoluer », a dit Camre. Les autres membres du comité ont évoqué à leur tour la participation de tous les pays arabes de la région à ce grand chantier cinématographique. Le local se situerait à la rue Monnot où les activités se poursuivront à partir d'aujourd'hui. « Des caméras et une logistique nécessaire seront à la disposition de ceux qui le désirent dans ce local même », a précisé Christo, tandis que Paul Baboujian a fixé le montant des sommes allouées aux initiateurs de projet entre 5 et 15 mille dollars. « On voudrait, a poursuivi Camre, atteindre les grands festivals et faire connaître ces nouvelles productions ainsi que les nouveaux talents. Ces films seront donc auparavant soumis à des comités aux membres amovibles. Ainsi, chaque projet sera revu et choisi par un comité différent. »
Quant au second objectif poursuivi, il ne sera atteint que fin 2010. Il s'agit d'une académie qui ouvrira ses portes à cette date-là et qui devra former des spécialistes du métier de cinéma. « Des professionnels, a insisté Camre, qui seront choisis selon leurs capacités et d'après des examens d'entrée. » Enfin, Tarabay a conclu que ce projet-là reste cependant soumis aux fonds nécessaires pour sa création même si nous avons grand espoir de pouvoir faire démarrer cette académie fin 2010 avec 25 étudiants. »

