L’émirat de Dubaï refuse de garantir la dette de Dubaï World.
Les craintes d'une propagation mondiale de la crise émiratie se sont toutefois atténuées lundi avec le rebond des Bourses européennes et asiatiques, qui avaient plongé en fin de semaine dernière. La chute des Bourses de Dubaï et d'Abou Dhabi est directement liée à l'annonce, mercredi dernier, par les autorités de l'émirat de leur intention de demander un moratoire de six mois sur la dette du conglomérat Dubai World, qui contrôle notamment le géant immobilier Nakheel. Et l'annonce dimanche soir par la Banque centrale des Émirats de la mise à disposition de liquidités supplémentaires pour consolider le système bancaire et rassurer les investisseurs n'a visiblement pas rempli ce deuxième objectif.
À Dubaï, le titre du géant immobilier Emaar a reculé de 9,86 %. À Abou Dhabi, les valeurs vedettes des secteurs de l'immobilier, des télécommunications et des secteurs de l'énergie étaient les grands perdants, baissant respectivement de 9,9 %, 9,73 % et 9,67 %. « Nous nous attendons à ce que beaucoup de portefeuilles de titres étrangers se retirent du marché », a expliqué M. Chamaa déclarant s'attendre à « de bonnes nouvelles après les fêtes ». Les Bourses doivent à nouveau fermer à partir de mercredi pour quatre jours, en raison de la fête nationale émiratie.
Un responsable de Dubaï a annoncé, après la fermeture de la Bourse, que les autorités ne garantiraient pas la dette de Dubaï World. « Il est vrai que le gouvernement est le propriétaire », a indiqué le directeur du département financier de l'émirat, Abdel Rahman al-Saleh. « Mais comme la firme a plusieurs activités qui sont exposées à tout genre de risques, la décision avait été prise dès la création de la compagnie qu'elle ne serait pas garantie par le gouvernement », a-t-il ajouté.
Le moratoire envisagé concerne le paiement, prévu le 14 décembre, de 3,5 milliards de dollars d'obligations islamiques par Nakheel. Cette dernière a demandé hier à Nasdaq Dubaï - le second marché de la ville-émirat - la suspension des transactions sur ses obligations islamiques.

