Le président et les jeunes
Juste ce petit mot pour saluer l'initiative entreprise par Kalam, le journal des étudiants en information et communication de l'USJ, que L'Orient-Le Jour a fait paraître le 16 novembre. De nombreuses pages consacrées à une entrevue exclusive avec le président de la République montrent sa disponibilité envers les jeunes et l'importance qu'il leur donne en tant que citoyens et piliers d'un futur État moderne et libre. Malgré un emploi de temps très chargé, Michel Sleiman a reçu une quinzaine d'étudiants et s'est plié à toutes leurs questions, comme s'il voulait marquer par là qu'il se soucie de leurs préoccupations et qu'il a à cœur leurs angoisses sur leur avenir et celui du Liban. Il leur a fait part de sa conviction que les jeunes peuvent, avec un peu de volonté et de force, s'impliquer efficacement dans le jeu citoyen. En évoquant son insistance, malgré nombre d'oppositions, à désigner Ziyad Baroud, un jeune avocat, au ministère de l'Intérieur, le chef de l'État a voulu leur montrer la confiance qu'il accorde à la jeunesse libanaise. Laquelle jeunesse devrait d'ailleurs se sentir tranquillisée et reprendre espoir à travers l'engagement clair pris par le président de la République, dans ce même article, de refuser tout renouvellement de son mandat, au nom du respect de la Constitution et de l'éthique.
Puisse une position pareille, condamnant les privilèges acquis et mettant en avant les seuls intérêts de l'État, constituer un exemple pour tant d'autres.
Claude ASSAF
Internet qui vole
Depuis près de deux mois, et selon les témoignages et les observations de plusieurs internautes abonnés au service d'Internet, sous les auspices de notre chère Ogero, les utilisateurs, surtout de Skype, MSN et Facebook, voient au bout d'une dizaine de jours et non d'un mois, comme initialement prévu, leurs GB, comme leurs salaires s'envoler, et leur carte d'abonnement bel et bien épuisée. Ils se demandent pourquoi et qu'est-ce qui a pu changer brusquement. Est-ce que, dans notre pays, les sites sont devenus plus gourmands et exigeants, ou bien s'agit-il là d'un prélude à un relèvement du tarif ? Mais laissons à notre nouveau ministre le soin de s'occuper de ce secteur vital qui n'est plus considéré comme un luxe, mais est devenu un secteur de communication qui a pu transformer la planète en un petit village et a permis à tout le monde de communiquer, surtout à prix réduits.
Nazira A. SABBAGHA
Adieu au Café de Paris
Après le Modca et le Wimpy reconvertis en magasins de mode, le dernier des survivants des cafés de Hamra a rendu l'âme. Le Café de Paris est devenu une annexe d'une grande chaîne américano-arabe. Où sont donc
les temps de gloire de Hamra ? Le quartier a perdu son cachet et peu à peu, les derniers survivants
sont remplacés par des enseignes nouvelles. C'est décevant ! Pourtant Hamra n'a rien perdu de son aura, toujours aussi agitée, toujours aussi envoûtante. Mais Le Café de Paris était un des fleurons de la rue. Sa façade et sa terrasse contrastaient magnifiquement avec ces nouvelles enseignes aux couleurs criardes.
En fait, ce qui faisait la beauté et l'authenticité de Beyrouth disparaît peu a peu. Il ne manquerait plus qu'on fasse du café Raoudah une annexe du Sky Bar et Raouché serait condamnée, après Hamra, à devenir... Mais devenir quoi au juste ?
Hamra est désormais indéfinissable, indissociable des autres quartiers (sauf les plus populeux). Hamra n'est plus ce qu'elle était, si l'on excepte la rue du Pavillon ou quelques magasins qui tiennent la dragée haute à tout ce qui peut encore toucher l'authenticité du quartier. Tout s'achète et Beyrouth perd son aura, même si on essaye tant bien que mal de faire revivre certains souks via des galeries modernes et autres sophistications architecturales.
Il existe un panneau
rue Sursock portant l'inscription : « Quartier à caractère traditionnel. » Un plaisantin s'est amusé à y substituer : « Ce quartier était à caractère traditionnel. » Les jardins ont été rasés, laissant place à des buildings fades. Jusqu'où ira-t-on dans la destruction de la capitale ?
S'il y a une réponse, dites-la moi.
Jean-Paul MOUBARAK
Juste ce petit mot pour saluer l'initiative entreprise par Kalam, le journal des étudiants en information et communication de l'USJ, que L'Orient-Le Jour a fait paraître le 16 novembre. De nombreuses pages consacrées à une entrevue exclusive avec le président de la République montrent sa disponibilité envers les jeunes et l'importance qu'il leur donne en tant que citoyens et piliers d'un futur État moderne et libre. Malgré un emploi de temps très chargé, Michel Sleiman a reçu une quinzaine d'étudiants et s'est plié à toutes leurs questions, comme s'il voulait marquer par là qu'il se soucie de leurs préoccupations et qu'il a à cœur leurs angoisses sur leur avenir et...

