Cette mesure entrera en vigueur le 14 janvier, indique la Réserve fédérale dans un communiqué, précisant que ces prêts pourront être renouvelés à la demande de l'emprunteur.
La Fed rappelle que les prêts qu'elle accordait à sa fenêtre d'escompte avant le début de la crise financière provoquée par l'explosion de la bulle des crédits immobiliers à risque américains à l'été 2007 étaient généralement au plus d'une journée.
Le recours à la fenêtre d'escompte de la Fed est censé être exceptionnel, puisque c'est un financement qui coûte cher. Les banques préfèrent n'y faire appel qu'en dernier ressort, ce qui est généralement interprété par les marchés comme un signe de faiblesse. Les banques préfèrent se financer par d'autres moyens, sur le marché interbancaire (fonds fédéraux) ou sur les marchés de la dette privée.
L'intensité de la crise financière et le blocage des marchés du crédit ont poussé la Fed à en assouplir considérablement les conditions et à étendre la durée maximale des prêts qu'elle consent dans ce cadre, d'abord à 28 jours, en août 2007, puis à 90 jours en mars 2008 lors de l'intensification brutale de la crise provoquée par la faillite de la banque Bear Stearns.
Le recours des banques à la fenêtre d'escompte avait explosé à l'automne 2008 avec le pic de la crise financière, mais a considérablement reculé depuis lors. L'encours des prêts ainsi accordés n'atteint plus que 21 milliards de dollars, selon les dernières données du bilan de la Fed.
Avec la crise, le Comité de politique monétaire de la Fed a très fortement abaissé le principal taux d'escompte de la Banque centrale américaine, qui est à 0,50 % depuis la mi-décembre.

