La déclaration iranienne de ce nouveau site en septembre dernier « réduit le niveau de confiance » qu'on peut avoir en l'Iran concernant d'éventuels autres plans secrets de construction et « soulève la question de l'existence d'autres installations nucléaires qui n'auraient pas encore été révélées à l'Agence internationale de l'énergie atomique », souligne le rapport.
L'Iran va poursuivre l'enrichissement d'uranium, a déclaré pour sa part son représentant auprès de l'AIEA, jugeant « répétitif » le rapport de l'Agence.
Parallèlement, le président Mahmoud Ahmadinejad a estimé qu'il était dans l'intérêt de l'Occident de trouver un arrangement avec l'Iran au sujet de son programme nucléaire controversé, a rapporté hier la télévision publique sur son site Internet. Coopérer avec l'Iran au sujet de son programme nucléaire serait « bénéfique pour les Occidentaux, car s'y opposer renforcera l'Iran », a déclaré le président iranien. « Nos ennemis ont politisé la question nucléaire en utilisant toutes leurs ressources pour tenter de contraindre l'Iran à se rendre, mais ils ont été vaincus », a lancé M. Ahmadinejad. « Les droits fondamentaux de la nation iranienne ne sont pas négociables et les activités nucléaires de l'Iran sont menées entièrement sous la supervision de l'AIEA », a-t-il poursuivi.
D'autre part, la Turquie attend la réponse de Téhéran à son offre de stocker l'uranium enrichi iranien, mais cette proposition se heurte à une forte résistance en Iran, a déclaré hier le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu cité dans un média turc. « De notre point de vue, la porte reste ouverte », a ajouté le ministre.
Enfin, la centrale nucléaire construite par les Russes à Bouchehr, dans le sud de l'Iran, ne sera pas mise en service d'ici à la fin 2009, comme prévu ces derniers mois, a annoncé hier le ministre russe de l'Énergie, Sergueï Chmatko. Cette annonce intervient alors que les grandes puissances, y compris la Russie, commencent à s'impatienter devant l'absence de réponse de Téhéran à leur offre de compromis sur le nucléaire et que des menaces de sanctions sont de nouveau d'actualité. M. Chmatko a assuré que la mise en service relevait uniquement de facteurs techniques, concernant notamment la sécurité, et ajouté que les procédures d'aménagement hydraulique du site venaient de commencer.


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