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Cinema- - Entre Parenthèses

« Carpe Diem »

1996 : Independence Day, Roland Emmerich. 2 juillet. Nous ne sommes pas seuls dans l'univers. C'est ce que comprennent les autorités américaines lorsqu'un monumental vaisseau extraterrestre se stabilise dans l'espace non loin de notre planète. Quelques heures plus tard, des soucoupes de moindre envergure (25 km de diamètre) se détachent des flancs du colosse pour aller obscurcir le ciel de plusieurs grandes villes du globe, dont New York, Los Angeles et Washington, où la panique est à son comble. À la Maison-Blanche, le président Whitmore et son entourage s'interrogent sur les intentions des mystérieux « visiteurs »...
1998 : Armageddon, Michael Bay. 18 jours. C'est le temps qu'il reste avant que la Terre n'entre en collision avec un astéroïde de la taille du Texas.
2004 : The Day After Tomorrow, Roland Emmerich. Des météorologues mondiaux ont à peine le temps d'interpréter les anomalies de leurs relevés pour comprendre la situation : la catastrophe est déjà en cours. Les trois quarts de l'hémisphère Nord vont se retrouver pris dans des énormes « cyclones », un basculement brutal nécessaire à l'établissement d'un nouvel équilibre climatique. C'est le retour d'une période glaciaire.
2005 : War of the Worlds, Steven Spielberg. Un soir d'orages spectaculaires, Ray Ferrier, un père divorcé qui vit dans la banlieue de New York, assiste à la sortie d'une machine qui se terrait sous terre depuis des milliers d'années et qui désintègre tout le monde sur son passage.
Autant de metteurs en scène qui se prennent pour les maîtres de l'univers, pour des prédicateurs. Des scénarios catastrophes qui annoncent la fin du monde dans un magma de confusion, de destructions, ou de « déconstruction », de fracas de ce monde qu'on croyait bon ou meilleur. Mais pourquoi ces cinéastes s'évertuent à jouer les devins, les mauvais génies alors que d'autres ont entrevu cette évolution du monde, mais d'une manière visionnaire, voire spirituelle ? J'appelle par là le maître Stanley Kubrick qui nous dessine en 1968 d'une manière magistrale et sans gros effets visuels, mais avec des effets visuels quand même, subtils et esthétiques, le visage de l'homme de demain. Un prestidigitateur sans être M. je sais tout, mais dont l'image apparaît aujourd'hui chargée d'un sens prémonitoire et d'une dimension universelle, intemporelle. Alors que les maquettes en carton pâte, les virtualités devenues actuellement très possibles grâce à un ordinateur ultraperformant ne touchent plus personne.
Devant ce constat 12-12-2012 qui se veut alarmant et alarmiste, « on vous avait prévenu » et sans sombrer dans le pessimisme et le superstitieux, on répondrait par une autre formule plus simple et plus poétique, qu'un certain Mr Keating avait enseigné à ses jeunes élèves  « Carpe Diem », ou saisissez le moment, mais pas celui de Roland Emmerich, le moment le plus réel et le plus vrai.
1996 : Independence Day, Roland Emmerich. 2 juillet. Nous ne sommes pas seuls dans l'univers. C'est ce que comprennent les autorités américaines lorsqu'un monumental vaisseau extraterrestre se stabilise dans l'espace non loin de notre planète. Quelques heures plus tard, des soucoupes de moindre envergure (25 km de diamètre) se détachent des flancs du colosse pour aller obscurcir le ciel de plusieurs grandes villes du globe, dont New York, Los Angeles et Washington, où la panique est à son comble. À la Maison-Blanche, le président Whitmore et son entourage s'interrogent sur les intentions des mystérieux « visiteurs »... 1998 : Armageddon, Michael Bay. 18 jours. C'est le temps qu'il reste avant que la Terre n'entre en collision avec un...
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