« Nous espérons que la déclaration ministérielle et le programme du gouvernement refléteront un engagement à appliquer intégralement les résolutions 1559, 1680 et 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU », ajoute le communiqué.
« Les États-Unis resteront aux côtés de nos partenaires qui partagent notre engagement à l'égard de la souveraineté libanaise. Nous aspirons à travailler avec un nouveau gouvernement libanais engagé à étendre son autorité sur l'ensemble du Liban et à mettre en chantier des réformes politiques et économiques au bénéfice du peuple libanais. La poursuite de ces objectifs ouvre clairement la voie à un progrès de la paix, de la stabilité et des opportunités économiques tant au Liban que dans la région », dit encore le texte.
« Le Liban jouera un rôle-clé dans les efforts en vue de parvenir à une paix globale au Proche-Orient. Et il n'y aura pas de solution durable dans la région si elle doit se faire aux dépens du Liban », conclut le communiqué.
À Londres, entre-temps, le chef du Foreign Office, David Miliband, a salué la formation du gouvernement Hariri comme un développement « positif à la fois pour le peuple libanais et pour la région ».
De son côté, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué la formation d'un gouvernement d'union nationale au Liban, l'appelant à « confirmer son engagement à mettre en œuvre pleinement la résolution 1701 du Conseil de sécurité ».
M. Ban se dit « satisfait » de voir que « cinq mois après les élections du 7 juin les dirigeants politiques libanais ont été en mesure d'arriver à un accord sur la formation d'un cabinet », a indiqué sa porte-parole dans une déclaration à la presse.
« Le secrétaire général espère que les dirigeants politiques libanais continueront à travailler ensemble dans un esprit d'unité, de dialogue et de coopération », a-t-elle ajouté.
Il appelle aussi le nouveau gouvernement « à faire face rapidement aux défis qui restent pour consolider à la fois la souveraineté du Liban et les capacités institutionnelles de l'État, comme le demandent l'accord de Taëf et les résolutions du Conseil de sécurité ».
À Rome, le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, a estimé que la formation du gouvernement était « une nouvelle très positive et encourageante pour le futur du Liban et de tout le Moyen-Orient ».
« L'Italie a pleine confiance en la capacité et la bonne volonté du Premier ministre, Saad Hariri, qui, une fois surmontée la phase du blocage politique des derniers mois, saura s'acquitter de la responsabilité d'écrire une nouvelle page dans l'histoire de son pays, basée sur la pacification, la stabilité et une prospérité retrouvée », a ajouté M. Frattini dans une déclaration.
« L'engagement de l'Italie pour le développement du Liban dans des conditions de pleine souveraineté, d'indépendance et d'unité constitue une priorité fondamentale de la politique étrangère italienne », a-t-il souligné, assurant que Rome « persistera dans son engagement en faveur du Liban, de ses institutions et de son peuple ».
À Madrid, le ministère espagnol des Affaires étrangères a publié un communiqué dans lequel il affirme que le gouvernement « félicite le Premier ministre Saad Hariri pour l'accord obtenu afin de former un nouveau gouvernement d'union nationale ».
« De même, il réitère le plein soutien de l'Espagne pour que ce gouvernement puisse le plus tôt possible mener à bien les importantes réformes dont le Liban a besoin. Comme l'a si bien assuré le gouvernement espagnol au président de la République, Michel Sleiman, lors de sa récente visite d'État, l'Espagne soutiendra le Liban durant cette étape cruciale de son histoire et maintiendra son ferme engagement aux côtés de ce pays afin de consolider sa stabilité et sa prospérité pour le bien de tous les Libanais », conclut le texte.
Pour sa part, l'Union européenne a salué la formation au Liban d'un gouvernement d'union nationale et l'a encouragé à « mener à bien les nécessaires réformes politiques et économiques ». L'UE réitère au passage « son soutien au Liban, à son peuple et à ses institutions », précise la présidence suédoise dans un communiqué.
Il est important que le Liban ait un gouvernement « fort et efficace dans la perspective des défis à venir », a renchéri le diplomate en chef de l'UE, Javier Solana, citant parmi ceux-ci le siège temporaire qui lui reviendra au Conseil de sécurité de l'ONU, à compter de janvier 2010.
M. Solana appelle « toutes les parties » au Liban, mais aussi à l'échelle régionale et internationale, à « agir de façon constructive pour reconnaître et assurer la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale du Liban ».
La commissaire européenne aux Affaires extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a de son côté rendu hommage à l'approche « constructive » suivie par le chef de l'État et aux « efforts infatigables » déployés par le Premier ministre.
Enfin, Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie, a salué la formation d'un gouvernement d'union nationale au Liban.
« Grâce à la persévérance et à l'engagement de tous, le Premier ministre Saad Hariri vient de former un gouvernement d'union nationale, bénéficiant d'un large soutien de la part des principales forces politiques à l'œuvre au Liban. Je sais que, ensemble, ils travailleront à la consolidation de la démocratie et à l'avènement d'une vie politique apaisée, et je souhaite que le consensus continue de prévaloir à toutes les étapes à venir de la vie politique du pays. Il est évident que le Liban pourra toujours compter sur le soutien de toute la communauté francophone », a déclaré Abdou Diouf.


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