Reprenant les grandes lignes des réactions officielles de l'Élysée et du Quai d'Orsay à la formation du nouveau gouvernement libanais, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes, Bernard Valéro, a réaffirmé hier au cours de son point de presse la grande satisfaction éprouvée par les hautes autorités françaises après la mise sur pied du premier gouvernement de M. Saad Hariri et leur souhait de voir la nouvelle équipe ministérielle se mettre au travail sans délai.
Le porte-parole a évoqué les divers problèmes urgents que le nouveau cabinet devra régler aux niveaux politique, diplomatique et de la vie quotidienne. Dans ce contexte, a dit notamment M. Valéro, la France se tiendra aux côtés du Liban, l'encouragera et l'aidera à faire avancer les choses.
Par ailleurs, des milieux proches de l'Élysée et du Quai d'Orsay laissent entendre que le Liban sera à l'ordre du jour lors des entretiens franco-israéliens et franco-syriens qu'auront respectivement avec le président Nicolas Sarkozy le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et le président syrien, Bachar el-Assad.
Devant son hôte israélien qu'il recevra cet après-midi à l'Élysée, le chef de l'État français pourrait réaffirmer - toujours selon ces mêmes milieux - le soutien de la France au Liban et lui rappeler la nécessité de réduire la tension le long de la ligne de démarcation libano-israélienne et de cesser les violations répétées et presque quotidiennes de l'espace aérien libanais par l'aviation israélienne ainsi que d'autres activités d'espionnage déployées par les services israéliens.
Avec le président Assad, le président Sarkozy réaffirmerait sa satisfaction de voir un nouveau gouvernement en place à Beyrouth et évoquerait diverses autres questions intéressant le Liban, dont le délicat et épineux dossier des Libanais détenus en Syrie.
À ce sujet et dans le cadre de son point de presse d'hier, le porte-parole du Quai d'Orsay a affirmé que, lors des échanges de vues entre les parties française et syrienne ce vendredi à Paris, aucun sujet ne sera considéré comme tabou et qu'il s'agira d'évoquer dans un esprit d'ouverture toutes les questions en suspens.
Là encore, des sources proches de l'Élysée et du Quai d'Orsay estiment que Paris et Damas pourraient s'engager à soutenir le nouveau gouvernement libanais pour qu'il s'engage le plus rapidement possible sur la voie des réformes et de la solution des problèmes les plus urgents.

