Le Lebanon This Week, bulletin économique mensuel publié par la Byblos Bank, qui a repris le rapport du Legatum Institute, note que l'indice emploie une définition holistique de la prospérité prenant en compte à la fois la richesse matérielle et la qualité de vie.
D'après cet indice, la vraie richesse ne se traduit pas nécessairement en produit intérieur brut (PIB) mais plutôt au niveau du bonheur, de la santé et de la liberté.
De ce fait, la base de données de cet indice comporte 79 variables groupées en neuf sous-indicateurs constituant chacun un élément de prospérité à long terme. Les classements sont basés sur la moyenne de ces éléments pour chaque pays.
Le Liban a de ce fait été classé 75e au niveau mondial, 9e de la région MENA et 21e des pays UMIC, en prenant seulement en compte le sous-indicateur « Économie fondamentale » de l'indice de prospérité du Legatum Institute. Cette catégorie est représentative de la bonne santé de l'économie d'un pays offrant des opportunités d'enrichissement. Au classement mondial, le Liban a été mieux classé que le Honduras, l'Équateur et le Bangladesh, mais moins bien classé que le Pakistan, la Jamaïque et le Salvador.
Régionalement, le Liban a devancé l'Algérie, l'Iran et le Soudan, mais a été dépassé par la Jordanie, la Tunisie et l'Égypte. Le Liban, au niveau UMIC, a également observé une meilleure performance que le Venezuela, mais est classé en dessous de Bélize.
Au niveau du sous-indicateur « Entreprises et innovations » de l'indice de prospérité, le Liban a été classé 66e mondialement, 6e régionalement et 20e parmi les pays UMIC. Cette catégorie reflète, quant à elle, l'aspect favorable d'un environnement donné vis-à-vis des jeunes entreprises et de la commercialisation d'idées innovatrices. Le Liban a obtenu une meilleure note que la Namibie, l'Indonésie et le Kazakhstan. Par contre, la Mongolie, la Macédoine et le Paraguay ont obtenu de meilleurs classements. Régionalement, la position du Liban est meilleure que celle de l'Iran, du Koweït et de la Jordanie, mais inférieure à celle du Maroc, de la Tunisie et de l'Égypte. Dans le classement des pays UMIC, la performance du Liban a dépassé celle du Panama, mais a été moins bonne que celle de Trinidad et Tobago.
Finalement, toujours d'après le rapport du Legatum Institute, le Liban a été classé 79e mondialement, 8e régionalement et 20e des pays UMIC d'après le sous-indicateur « Gouvernement ». Cette catégorie reflète le degré d'honnêteté et d'efficacité d'un gouvernement au niveau de la gestion de l'ordre et de l'encouragement à la productivité citoyenne. Le Liban a de ce fait devancé le Mali, le Pakistan et le Cambodge, mais a été surpassé par le Paraguay, la Zambie et le Mozambique. Régionalement, la position au classement est meilleure que celle de l'Algérie, du Yémen et de l'Égypte, mais inférieure à celle de la Jordanie, du Maroc et de l'Arabie saoudite. Au classement UMIC, le Liban a devancé la Russie, mais a été dépassé par l'Argentine.
D'après les conclusions du rapport du Legatum Institute, la Finlande a été perçue comme le pays le plus prospère au monde, tandis que le Zimbabwe a fini dernier du classement.

