La Dernière

Un robot interactif parlant l’arabe pour remplacer les vendeurs

Émirats
OLJ
04/11/2009
Un laboratoire de l'Université d'al-Aïn aux Émirats arabes unis a mis au point ce qu'il affirme être le premier robot interactif parlant l'arabe qui pourrait être produit en série. Ce robot à l'apparence humaine a été baptisé Ibn Sina, du nom du philosophe et scientifique musulman du XIe siècle, Avicenne.
« C'est le premier humanoïde du monde à parler l'arabe », affirme à l'AFP Nikolaos Mavridis, chercheur grec, dont l'équipe a mis au point ce robot. « Il nous permet d'effectuer des recherches et c'est aussi un outil d'éducation parce que les étudiants aiment travailler sur lui », ajoute-t-il.
M. Mavridis, diplômé du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui anime une équipe de douze étudiants, soutient que le robot peut être facilement utilisé comme réceptionniste ou vendeur. « Il peut faire plusieurs choses par lui-même : répondre à deux questions de présentation, se connecter sur Internet pour chercher une information et montrer sur son écran des produits proposés à la vente », poursuit-il. « Nous pourrons bientôt faire de lui un réceptionniste ou un assistant vendeur dans un centre commercial. Avec une équipe de cinq (chercheurs) on peut y arriver en six mois », indique encore M. Mavridis. « On l'a déjà mis au travail pendant une journée entière au centre commercial d'al-Aïn », une ville-oasis de l'émirat d'Abou Dhabi, se réjouit le chercheur, estimant qu'il pourrait réduire le besoin en main-d'œuvre.
Ibn Sina, haut d'environ 1,50 m, a été habillé d'une robe et d'un turban pour ressembler au vrai philosophe qui est né à Boukhara dans l'Ouzbékistan actuel. Quand il s'exprime en arabe classique, son visage change d'expression.
La partie mécanique a été conçue par la firme Hanson Robotics tandis que le programme a été élaboré par M. Mavridis, qui y a travaillé avec son équipe pendant plus d'un an.
Ibn Sina peut « voir », reconnaître des objets, répondre à des questions, transcrire un discours et en assimiler le contenu, affirme M. Mavridis. Le laboratoire a été approché par nombre de sociétés qui s'intéressent au robot.
Le projet a été financé directement par le souverain d'Abou Dhabi et président des Émirats arabes unis, cheikh Khalifa ben Zayed al-Nahyane.
L'argent, 200 000 dollars, a été utilisé pour développer la technologie à la base de la mise au point du robot et à d'autres projets de recherche.
« Au milieu de l'expansion qu'on vit ici et maintenant, il est utile d'avoir à côté de la plus haute tour du monde et de tous ces beaux bâtiments des projets scientifiques et intellectuels », souligne le chercheur grec.
« C'est pour cela qu'on a choisi Ibn Sina pour identifier notre robot, une façon de rappeler à nos étudiants les valeurs du passé et de les marier avec celles du présent », ajoute encore M. Mavridis.

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