The One-Man Village, de Simon el-Habre
Avec Semaan el-Habre.
C'est à travers les saisons de la nature : hiver, automne printemps et été ; à travers le regard de son oncle Semaan revenu après plusieurs années revivre dans son village natal Aïn el-Halazoun, dévasté et détruit par la guerre civile de 1975-1990, que Simon el-Habre, jeune cinéaste, livre un documentaire d'une pure beauté, et un chant d'amour et de réconciliation. « Une réconciliation que je revendique à travers ces images, mais pas à caractère politique qui pourrait être brisée d'un moment à l'autre, mais bien sociale et solide et qui certainement est encore à reconstruire.
Les gestes au quotidien de Semaan : traire les vaches, leur parler, veiller au coin du feu et même attendre un quelconque visiteur pour prendre le café avec lui, sont des gestes simples, oubliés, qui évoquent pourtant la vie de nos parents et grands-parents. Poignantes, « ces images s'adressent au cœur et non seulement à ceux des Libanais », dira Simon dans une de ses entrevues, mais à tous ceux qui cherchent en eux une certaine paix et un amour de l'autre. Même si certains témoignages de personnes déplacées de leur village sont teintés d'une certaine amertume.
Produit par le cinéaste lui-même, et en collaboration avec Jad Abi Khalil et Irit Neidhardt (mec film), ce film bien accueilli a été primé à plus de quarante festivals internationaux dont celui de Berlin. Il a eu depuis sa sortie de bons échos puisque certains habitants du village sont en train de retourner pour reconstruire. « Ils sont rares, mais c'est déjà un petit pas. »
Le documentaire de Simon el-Habre avait été présenté l'année passée en première aux « Ayyam cinema'iyya ». Rappelons que c'est l'équipe très active de Beirut DC qui organise ce festival de films et que le jeune cinéaste, spécialisé en montage et ayant poursuivi ses études au Liban puis à la Femis, est issu de ce collectif.
C'est à travers les saisons de la nature : hiver, automne printemps et été ; à travers le regard de son oncle Semaan revenu après plusieurs années revivre dans son village natal Aïn el-Halazoun, dévasté et détruit par la guerre civile de 1975-1990, que Simon el-Habre, jeune cinéaste, livre un documentaire d'une pure beauté, et un chant d'amour et de réconciliation. « Une réconciliation que je revendique à travers ces images, mais pas à caractère politique qui pourrait être brisée d'un moment à l'autre, mais bien sociale et solide et qui certainement est encore à reconstruire. Les gestes au quotidien de...


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