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Lifestyle - Correspondance

Le « syndrome des mauvais garçons » fait chavirer les Américaines

Séducteur, tombeur, coureur, fumeur, buveur... C'est ce genre d'homme à quoi semblent aspirer aujourd'hui beaucoup de femmes qui, selon les psychologues, manifestent des signes du « syndrome des mauvais garçons ».
Explication de  cet engouement : les femmes ayant peine à maintenir à la surface de l'engloutissement économique leur vie professionnelle, leur vie familiale et leurs aspirations personnelles ont eu besoin d'une bouffée de grain de folie. Une étude publiée par la Wharton School sous le titre « Le paradoxe du déclin du bonheur féminin » révèle que ce bonheur est uniquement tributaire de l'homme. Cet homme, la gent féminine l'identifie actuellement à Don Draper, héros d'une série télévisée intitulée Mad Men, dont l'action se déroule dans le New York des années 60 et où le leitmotiv, « cigarette, whisky et petite pépé », n'avait rien de politiquement incorrect. On y assiste à la montée en flèche de l'agence publicitaire Sterling Cooper Advertising Agency. Don Draper en est l'un des dirigeants, un homme au passé mystérieux et à l'instinct sûr qui séduit à la fois les femmes qui l'entourent et les entreprises qu'il courtise. La plupart de ses collègues mâles, même mariés ou fiancés, ont des liaisons avec d'autres femmes.
Il y a deux jours, Don Draper (incarné par l'acteur Jon Hamm) a été nommé l'homme le plus influent de l'année aux États-Unis. Le producteur du show, Matthew Weiner (également l'un des scénaristes de la célèbre série, Les sopranos), dit : « C'est un constat intéressant que de voir l'alcool, le tabac et la drague remporter la course, avec tout le respect dû au président Obama. » Lequel président arrive troisième dans ce sondage. Toujours est-il que les femmes adorent Don Draper. D'abord parce qu'il est si sûr de lui et ne doute jamais de ses actions. Et qu'il donne envie de fantasmer sur le chevalier qui vous emportera sur sa blanche monture. Qu'importe alors ses infidélités, puisque la fantaisie et le charme opèrent. Même une féministe lui pardonne ses passades, « parce que, dit-elle, quelquefois une femme qui se prend en charge est fatiguée d'être ainsi, elle a besoin d'être menée et que l'on décide pour elle ».

« Des façons pas très catholiques »
Petit et grand détail : Draper a une épouse modèle qu'il adule et qu'il comble, Elizabeth. Même jouissant de son statut de femme au foyer, ayant deux beaux enfants et à laquelle rien ne manque, elle ne pardonnera les frasques de son mari (après une brève séparation) et son retour à la maison qu'après avoir vécu sa propre escapade extraconjugale. De tout temps, explique une autre psychologue, les femmes ont eu la tentation des mauvais garçons et de leur manière forte et affranchie. Et cette chanson des années 30 le dit bien : « C'est un mauvais garçon/ Il a des façons/ Pas très catholiques/ Toutes les belles dames/ Pleines de perles et de diam's/ Nous lirons dans leurs yeux chavirés/ L'aveux qu'elles n'osent murmurer. » Aujourd'hui, ces aveux sont clamés haut et fort. Peut-être parce que le calice du féminisme a été bu jusqu'à la lie avec ses kyrielles de « se prendre en charge », « s'assumer » et autres « à nous tous les pouvoirs ». Alors que les cœurs chavirent !
Explication de  cet engouement : les femmes ayant peine à maintenir à la surface de l'engloutissement économique leur vie professionnelle, leur vie familiale et leurs aspirations personnelles ont eu besoin d'une bouffée de grain de folie. Une étude publiée par la Wharton School sous le titre « Le paradoxe du déclin du bonheur féminin » révèle que ce bonheur est uniquement tributaire de l'homme. Cet homme, la gent féminine l'identifie actuellement à Don Draper, héros d'une série télévisée intitulée Mad Men, dont l'action se déroule dans le New York des années 60 et où le leitmotiv, « cigarette, whisky et petite pépé », n'avait rien...
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