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Mitterrand de nouveau attaqué dans une affaire de « moralité »

Le ministre français de la Culture, Frédéric Mitterrand (photo), qui avait dû se défendre cette semaine d'avoir fait dans un livre l'apologie du tourisme sexuel, a dénoncé samedi un acharnement « immonde » après la révélation de son soutien en justice à des hommes jugés pour viol. « Une nouvelle campagne de calomnie insensée est orchestrée », s'est indigné le ministre, annonçant qu'il poursuivrait les personnes responsables ou complices de cette « ignominie ». Le ministre avait été malmené peu avant, lors de l'inauguration d'une exposition d'art, par une trentaine de manifestants d'extrême droite aux cris de « Touche pas nos enfants » ou « Mitterrand, démission ».
Un journal de l'île française de la Réunion a publié vendredi le fac-similé d'une lettre à en-tête de la Villa Médicis dans laquelle le ministre, alors directeur de ce prestigieux institut culturel français à Rome, apportait en mars dernier un « témoignage de moralité » à deux hommes jugés pour viol collectif sur une jeune fille de 16 ans. Les deux hommes et un complice avaient été condamnés à des peines allant de 8 à 15 ans de prison. Frédéric Mitterrand est de nouveau cité en tant que témoin de moralité dans un procès en appel prévu fin octobre à la Réunion, selon le journal.
Cette affaire tombe mal pour M. Mitterrand, neveu de l'ancien président socialiste François Mitterrand, qui semblait s'être tiré vendredi de la vive polémique suscitée par son livre en gardant sa place au gouvernement. Dans une interview au quotidien Le Monde effectuée avant cette nouvelle polémique, le leader centriste François Bayrou s'est interrogé sur l'avenir de Frédéric Mitterrand au gouvernement, estimant que sa fonction de ministre pouvait être rendue « plus problématique ».

Le ministre français de la Culture, Frédéric Mitterrand (photo), qui avait dû se défendre cette semaine d'avoir fait dans un livre l'apologie du tourisme sexuel, a dénoncé samedi un acharnement « immonde » après la révélation de son soutien en justice à des hommes jugés pour viol. « Une nouvelle campagne de calomnie insensée est orchestrée », s'est indigné le ministre, annonçant qu'il poursuivrait les personnes responsables ou complices de cette « ignominie ». Le ministre avait été malmené peu avant, lors de l'inauguration d'une exposition d'art, par une trentaine de manifestants d'extrême droite aux cris de « Touche pas nos...
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