L'article paru il y a plus de deux mois dans ces mêmes colonnes (L'Orient-Le Jour du 25 juillet) prévoyait que la croissance économique dépasserait cette année les 2,5 % annoncés en mars dernier par le Fonds monétaire international (révisés à 4 % en avril) et même les 6% avancés en juillet par le gouverneur de la Banque du Liban. Or ne voilà-t-il pas que ce dernier parle voilà quelques jours de 7 % et peut-être plus, après que le FMI ait revu pour la troisième fois ses propres prévisions à 6 %.
Cette valse des pourcentages est de bon augure. Il n'est pas impossible en effet que nous arrivions à 8 ou même 9 % si le pays se dote d'un gouvernement.
Que signifie tout cela en termes de PIB ? Une hausse du taux de croissance de 6 points (des 2,5 % initialement annoncés à 8,5 % par exemple) se traduirait par une augmentation de 1,7 milliard de dollars US de notre revenu national ! Avec bien sûr toutes les retombées positives sur notre dette publique et notre déficit budgétaire.
Accélérer la croissance est de loin le meilleur remède aux problèmes financiers de l'État. Encore faudrait-il que ce dernier y mette du sien ! En commençant par faciliter, voire simplifier à l'extrême les formalités administratives, exemple entre mille...
* Ancien président du Conseil du développement et de la reconstruction.

