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Culture - Danse

Une audacieuse « Mouhawala oula »

 « Mouhawala oula » ou premier essai est une tentative d'aborder la danse orientale d'une autre manière. Alexandre Paulikevitch revisite cette danse, ce soir, jeudi, à 20 heures, et jusqu'au 10 octobre, sur la scène du Tournesol.
Il y a dans le nom du spectacle d'Alexandre Paulikevitch une certaine modestie, une humilité par rapport à l'art. Diplômé de Paris VIII en théâtre et danse, cet artiste, qui a poursuivi sa formation au sein de la compagnie Leila Haddad de 2002 à 2004, est cependant revenu au pays natal en 2006, «car c'était mon devoir de le faire, dit-il. J'aurai pu rester à Paris et charmer les Français par mes spectacles à connotation exotique tandis que là, je sens que j'accomplis un travail de pionnier, qui aura un jour sa place dans l'histoire de la danse.» Depuis, le jeune danseur, rigoureux et soucieux du sens du détail, n'a cessé de sonder tous les univers chorégraphiques afin d'en recueillir certaines impressions qu'il fusionnera par la suite. «Pour la danse orientale que j'ai choisie en tant que discipline, il me fallait faire table rase afin de retravailler sur un terrain vierge.»

La danse, témoin d'une époque ?
C'est à partir d'une simple question qu'Alexandre Paulikevitch a élaboré sa propre réflexion. «C'est là d'où est parti ce spectacle qui a nécessité deux ans de travail. Est-ce que le corps prime le mouvement ?, s'interroge l'artiste. Si c'est la gestuelle qui est essentielle alors qu'importe si c'est un homme ou une femme qui pratique cette danse? Par ailleurs, cette danse orientale peut-elle être témoin de vie ou du moins d'une époque?»
Dénonçant le kitsch, le sonnant et le trébuchant dans lesquels s'est noyée ce qu'on surnomme la «belly dance», qui a pourtant jadis porté aux nues de grandes artistes telles que la Carioka, la Gamal et bien d'autres, le danseur-chorégraphe veut la sortir de la vulgarité - «on peut être sensuel sans être vulgaire», précise Paulikevitch - ainsi que des lieux populaires, comme les cabarets, pour l'introduire sur les planches. Cette danse a enfin trouvé un esthète passionné qui essaiera de lui redorer le blason.
«Je ne fais pas de concessions, ajoute-t-il, et je ne cherche pas à jouer "le politiquement joli". Tout ce que je voudrais, c'est tenter cette première expérience qui, je l'espère, ouvrira des horizons nouveaux à la pratique de la danse orientale.»
Entouré de Kara Lynch à la vidéo, de Stephane Rives au saxophone et avec pour ingénieur de son Khaled Sultan et pour styliste Krikor Jaboutian, Alexandre Paulikevitch réalise sa Mouhawala oula qui prélude certainement à d'autres spectacles.
Il y a dans le nom du spectacle d'Alexandre Paulikevitch une certaine modestie, une humilité par rapport à l'art. Diplômé de Paris VIII en théâtre et danse, cet artiste, qui a poursuivi sa formation au sein de la compagnie Leila Haddad de 2002 à 2004, est cependant revenu au pays natal en 2006, «car c'était mon devoir de le faire, dit-il. J'aurai pu rester à Paris et charmer les Français par mes spectacles à connotation exotique tandis que là, je sens que j'accomplis un travail de pionnier, qui aura un jour sa place dans l'histoire de la danse.» Depuis, le jeune danseur, rigoureux et soucieux du sens du détail, n'a cessé de sonder tous les univers chorégraphiques afin d'en recueillir certaines impressions qu'il fusionnera...
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