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Économie - Matières Premières

La Mongolie ouvre son désert à l’exploitation minière étrangère

Le gouvernement a donné son feu vert à un investissement estimé à 4 milliards de dollars, apporté par Ivanhoe et Rio Tinto.
Après plus de six ans de négociations, la Mongolie a donné son feu vert hier à un investissement estimé à 4 milliards de dollars dans ce qui pourrait devenir l'une des plus grandes mines de cuivre de la planète, apporté par une société canadienne Ivanhoe et le géant Rio Tinto.
Le gouvernement a signé l'accord à Oulan Bator avec Ivanhoe Mines et le groupe minier anglo-australien Rio Tinto, son partenaire stratégique dans le projet Oyu Tolgoi, une mine de cuivre et d'or du désert de Gobi.
Aucun détail financier n'a été donné dans un premier temps, mais le ministre des Ressources minérales et de l'Économie Dashdorj Zorigt avait précédemment affirmé à l'AFP qu'Oyu Tolgoi était « un investissement de 4 milliards de dollars ».
L'exploitation d'Oyu Tolgoi, « la colline turquoise », située à 80 km au nord de la frontière chinoise, représente un projet gigantesque, générateur d'emplois et de richesses, pour ce petit pays pauvre du nord de l'Asie, dont le sous-sol constitue la principale ressource.
Lors de la cérémonie de signature, le Premier ministre Sanjaagiin Bayar a souligné que le gouvernement en attendait 580 millions de dollars par an de taxes et revenus, selon un correspondant de l'AFP.
Comme prévu, le gouvernement mongol détiendra 34 % du projet, selon un communiqué de Rio Tinto.
La mine devrait produire 450 000 tonnes de cuivre par an, ainsi que 330 000 onces d'or - une manne pour un pays dépendant de l'aide extérieure et dont les infrastructures datent de l'ère soviétique.
La production devrait commencer dès 2013 et tourner à plein régime cinq ans plus tard. Elle devrait alors employer au moins 3 000 personnes.
Mais plusieurs autres milliers d'emplois devraient être créés en parallèle par cette activité nouvelle dans la région, apportant une vraie stimulation de l'économie de ce pays grand comme deux fois et demi la France, coincé entre la Russie et la Chine et peuplé de seulement 2,7 millions d'habitants.
Cependant, malgré les retombées attendues, Oyu Tolgoi a fait débat, chez les nomades comme au Parlement.
La signature du contrat final intervient plus de neuf ans après qu'Ivanhoe eut commencé la prospection et six ans après qu'il eut obtenu la licence d'exploitation.
Elle a été retardée à plusieurs reprises par des manifestations de citoyens qui estimaient trop belle la part des étrangers et dont certains réclamaient 51 % pour le gouvernement.
L'accord conclu ouvre aujourd'hui la voie, selon des analystes, à d'autres contrats similaires avec des investisseurs étrangers tentés par les riches réserves mongoles de cuivre, d'or, d'uranium, d'argent, mais aussi de pétrole et du charbon.
D'autant que fin août, le Parlement mongol a voté la suppression d'une taxe exceptionnelle sur les bénéfices de 68 % sur le cuivre et l'or, levant un obstacle au développement minier et permettant une avancée dans les négociations sur Oyu Tolgoi. Le même mois, Oulan Bator et Moscou sont convenus de créer une coentreprise pour exploiter une mine d'uranium en Mongolie.
Après plus de six ans de négociations, la Mongolie a donné son feu vert hier à un investissement estimé à 4 milliards de dollars dans ce qui pourrait devenir l'une des plus grandes mines de cuivre de la planète, apporté par une société canadienne Ivanhoe et le géant Rio Tinto.Le gouvernement a signé l'accord à Oulan Bator avec Ivanhoe Mines et le groupe minier anglo-australien Rio Tinto, son partenaire stratégique dans le projet Oyu Tolgoi, une mine de cuivre et d'or du désert de Gobi.Aucun détail financier n'a été donné dans un premier temps, mais le ministre des Ressources minérales et de l'Économie Dashdorj Zorigt avait précédemment affirmé à l'AFP qu'Oyu Tolgoi...
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