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Liban - Commentaire

Husseini propose un cabinet de transition neutre

Le président Hussein Husseini, qu'on surnomme le père de Taëf, estime nécessaire de faire appel à des personnalités d'expérience, de savoir et de pondération pour former un cabinet neutre de transition. Une équipe dont la mission serait de paver la voie à l'émergence d'un État fort et juste. Cet État que, pour de multiples raisons, l'on n'a pu encore créer, serait en mesure de négocier avec n'importe quel autre État pour l'instauration de relations bilatérales fondées sur le respect mutuel de la souveraineté de chacun.
Le président Husseini estime que le cabinet qu'il préconise devrait, en tout premier lieu, plancher sur les questions suivantes :
- Comment rebâtir l'autorité publique ? Quelle loi électorale peut-elle garantir à la fois un taux de représentativité parlementaire suffisant et l'efficacité du pouvoir ?
- Quel système faut-il appliquer dans la pratique étatique ? Quelle ligne de fonctionnement retenir pour une autorité exécutive régie autant par le sens de la responsabilité que par le principe de participation et de partenariat ?
- Comment forger un bouclier de justice, en d'autres termes, comment assurer l'indépendance et l'efficience du corps judiciaire ?
- Comment mettre les Libanais à l'abri du besoin et leur permettre de mener une existence digne ? Quelle politique sociale faut-il adopter et comment promouvoir les ressources économiques du pays ?
- Comment défendre la patrie, le peuple et l'État ? Quelle loi de sûreté nationale faut-il établir sans affecter les capacités de résistance des Libanais, dont le devoir est de défendre leur pays ? Comment obtenir que ce domaine soit réservé à un État unifié à régime civil ? Comment s'assurer qu'une décision relative à la défense reste aux seules mains de l'autorité politique légale ?
Pour le président Husseini, il faut discuter de ces questions capitales avant toute chose. Car, rappelle-t-il, c'est sur le fond qu'un accord est indispensable, non sur la personne du Premier ministre ou sur la composition du gouvernement. À son avis, chaque Libanais doit porter les leaderships politiques à engager un dialogue sérieux et fructueux sur les points énumérés plus haut. Pour éviter qu'encore une fois l'on ne s'égare en route, sans trouver ce qu'il faut faire. Le président Husseini cite des précédents d'occasions ratées durant des périodes transitoires, comme en 1976 à la fin de la guerre des deux ans, en 1982 lors de l'élection du président Bachir Gemayel, en 1989 après Taëf, en 2000 après la libération du Sud et en 2005 après le retrait des Syriens. Il précise que la peur était la principale raison de l'apathie des Libanais, qui sont restés les bras croisés alors qu'ils auraient dû mettre ces pauses à profit pour s'entendre sur un plan concret.
Certains affirment qu'il n'y a pas de Libanais neutres pour former un cabinet du même nom. Ils ajoutent que, même s'il en existait, ils ne pourraient pas agir sans couverture politique. Le président Husseini leur répond en rappelant que plusieurs personnalités neutres ont déjà exercé des responsabilités ministérielles, avec compétence et réussite, sans se référer à des instances politiques, partisanes ou autres. Il cite, un par un, une bonne soixantaine de noms, commençant par Khaled Chehab et finissant par Ziyad Baroud, en précisant que sa liste n'est pas exhaustive.
Dans le même esprit que la suggestion de l'ancien président de la Chambre, certains plaident pour un cabinet de technocrates, d'apolitiques ou d'indépendants. Ils pensent qu'ils auraient de bien meilleures chances de répondre positivement aux attentes des Libanais et aux questions que pose le président Husseini, qu'un gouvernement politique formé d'adversaires acharnés ne songeant qu'à se tirer dans les pattes. Dans le cadre d'un clivage irrémédiable et d'une mobilisation confessionnelle exacerbée. Ce qui empêche la création d'un État digne de ce nom, fort, juste et souverain. Pour ces sources, le Liban, au lieu de se diriger vers l'union au sein d'un État vraiment civil, fonce tête baissée sinon vers la partition du moins vers un fédéralisme confessionnel, à cause des divisions et de la mainmise sur les décisions des communautés par des formations sectaires.
Partant de là, ces sources estiment qu'un cabinet dit d'union nationale, tiré à hue et à dia par les axes étrangers en conflit, ne peut être productif. Surtout s'il est placé sous le régime du tiers de blocage, avoué ou camouflé, qui paralyse l'État.
Le président Hussein Husseini, qu'on surnomme le père de Taëf, estime nécessaire de faire appel à des personnalités d'expérience, de savoir et de pondération pour former un cabinet neutre de transition. Une équipe dont la mission serait de paver la voie à l'émergence d'un État fort et juste. Cet État que, pour de multiples raisons, l'on n'a pu encore créer, serait en mesure de négocier avec n'importe quel autre État pour l'instauration de relations bilatérales fondées sur le respect mutuel de la souveraineté de chacun.Le président Husseini estime que le cabinet qu'il préconise devrait, en tout premier lieu, plancher sur les questions suivantes :- Comment rebâtir l'autorité...
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