Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole

À Fraykeh, un projet exceptionnel dans un village célèbre

Par Wajdi TABET
En réponse à l'article paru dans L'Orient-Le Jour du vendredi 4 septembre, corriger le tir, rendre hommage aux promoteurs dudit projet serait rendre justice à ceux-ci.
Des religieuses décident de partager leur univers de paix et proposent un logement digne, dans les meilleures conditions financières et dans l'étendue de leur patrimoine privilégié, ayant acquis par voie légale tous les droits de construction et de mise en vente.
Le permis de construire, délivré officiellement par les autorités tant laïques que religieuses, avec l'accord en provenance de Rome, ne permet aucune équivoque quant à l'utilité sociale et publique du projet.
De magnifiques villas, un logis et un jardin individuels pour retrouver ses racines dans la montagne libanaise, une ambiance chaleureuse à la portée de nos enfants ne nuit à personne.
De plus, permettez-nous de remonter au 15 juin 2008. Dans un courrier adressé au promoteur actuel, et après avoir émis votre désaccord sur un préprojet présenté par un précédent promoteur en 2003, et qui avait l'intention de réaliser 200 logements dans la propriété, l'auteur de l'article en question écrivait : « J'avais développé rapidement une esquisse de contre-projet, d'une cinquantaine d'appartements organisés en 8 ensembles de 6 à 7 lots chacun. »
Néanmoins, nous ne sommes pas d'un avis contraire quant au sujet qui vous tient à cœur pour reprendre vos propres termes : « Une certaine urbanisation affolante et une certaine architecture déprimante qui sévissent dans une grande partie de ce Liban depuis plus de trente ans sans lois, ni scrupules ; politiquement insupportable, économiquement immoral et culturellement désastreux. »
C'est bien précisément le but de ce projet. Dénaturer, c'est ce qu'il cherche à éviter.
Créer un logis « haut de gamme », intégré en harmonie dans la nature, a été une prouesse pour ses avocats, ingénieurs et architectes, dont le souci premier se révèle  être « nature et vie ».
L'idée de créer un lieu convivial adapté à la génération montante s'avère une nécessité, un besoin imminent dans notre société rurale pour empêcher la fuite de nos cerveaux, problème majeur du pays. Posséder une demeure nichée dans les entrelacs de la vallée sans pour autant casser, ni léser, ce que nous nous devons de préserver est essentiel, à nos yeux, à la réussite de ce projet. Notre but premier est d'aménager un havre de paix et non une « médina » ou une « dahieh » pour revenir aux mots dont vous avez usés. C'est bien pour commencer à les décongestionner que ce genre de projet devrait être érigé.
Offrir une chance de se sauver du milieu citadin confiné serait-ce aujourd'hui un péché ?
Revivifier nos villages protège notre patrimoine. Revenez vous y installer et voyez-en l'intérêt.
Ce n'est point gâcher l'aspect de la ruralité quand un aspect de l'urbanité lui redonne de la vivacité.
Par ailleurs, l'Orient et l'Occident ne peuvent en aucun cas être comparés. À chacun sa spécificité. Nous sommes les fils de notre diversité ; c'est incontestablement ce qui fait notre charme et notre attrait, et surtout nos valeurs.
Liberté, franchise, nature et transparence sont notre devise ; nous n'avons aucunement honte de cette devise, de notre appartenance à ces « affairistes », dans le but d'une juste « rentabilité », spécialement au profit des très chères religieuses, dans le simple but de pérenniser la foi, la croyance et l'espoir de nos enfants.
C'est cela les villas de Fraykeh. Un havre de paix où le bonheur de flâner, de vivre et de respirer est retrouvé afin de perpétuer la naissance des générations d'hommes cultivés qui ont, depuis des temps immémoriaux, fait la renommée  de ce village.
En réponse à l'article paru dans L'Orient-Le Jour du vendredi 4 septembre, corriger le tir, rendre hommage aux promoteurs dudit projet serait rendre justice à ceux-ci.Des religieuses décident de partager leur univers de paix et proposent un logement digne, dans les meilleures conditions financières et dans l'étendue de leur patrimoine privilégié, ayant acquis par voie légale tous les droits de construction et de mise en vente. Le permis de construire, délivré officiellement par les autorités tant laïques que religieuses, avec l'accord en provenance de Rome, ne permet aucune équivoque quant à l'utilité sociale et publique du projet. De magnifiques villas, un logis et un jardin individuels pour retrouver ses racines dans la...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut