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Nos lecteurs ont la parole

Projet de solution au problème de l’électricité

Par Youssef BAKHACHE
Monsieur le Président de la République,
Je me permets de partager ces réflexions, encouragé par votre discours de clôture de l'Union pour la Méditerranée tenu à Paris en juillet 2008, par lequel vous faisiez part de votre ambition pour que le Liban devienne un pôle d'excellence dans les ressources électro-solaires.
La situation de déficit chronique de l'EDL, tant en production qu'en ressources financières, entraîne des conséquences graves pour le pays. Sans être exhaustive, en voici une liste :
- Une facture lourde à supporter pour les consommateurs, entraînant un abaissement du niveau de vie.
- Une facture lourde à supporter pour les moyens de production, mis en concurrence directe avec des pays arabes où le coût de l'énergie est faible.
- Une facture lourde à supporter pour les ressources financières de l'État, puisqu'elle augmente la dette publique (30 % de la dette publique).
- À son tour le besoin de financement de l'État déstabilise le marché financier, oblitérant les besoins de financement du secteur productif.
- Une pollution due à la multiplication des générateurs, entraînant à son tour des problèmes de santé publique, coûteux en termes financiers et de vies humaines inutilement gâchées et détruites.
Des mesures législatives simples peuvent résoudre, sinon contribuer à résoudre, une partie de ces multiples problèmes.
À l'exemple de la France et de certains pays européens, encourager les citoyens à s'équiper de panneaux photovoltaïques pour  produire de l'électricité électro-solaire et encourager l'achat de la surproduction des consommateurs par EDF. Ce qui donne à EDF les avantages suivants :
- Aucun moyen de production n'est mobilisé par EDF, tant en financement qu'en ressources humaines.
- Les moyens de distribution restant inchangés.
- Pratiquement pas de déperdition de courant entre les centrales et les utilisateurs, puisque le courant est consommé sur place.
Si nous adoptons à notre tour cette politique, les effets suivants peuvent être attendus :
a) À court terme :
Permettre à tous les Libanais équipés de générateurs diesel de vendre à EDL, par l'installation de simples compteurs, leur surproduction d'électricité.
Quand nous savons que les générateurs sont tous surdimensionnés, calculés sur la base du pic de consommation et au démarrage des appareillages (ascenseurs, air conditionné, etc.) et quand d'autre part la consommation d'électricité ménagère représente plus de 60 % de l'électricité produite par EDL, cela constitue un gisement disponible immédiatement et surtout localement.
b) À moyen terme :
En encourageant les Libanais à s'équiper de cellules photovoltaïques par une nouvelle législation sur les bâtiments neufs, nous pouvons facilement :
- Atteindre une autonomie électrique avec un investissement minimum pour les finances publiques.
- Diminuer notre facture d'hydrocarbures en devises fortes.
- Diminuer les nuisances sociales et de santé des générateurs.
En effet, les études en France montrent que si seulement 20 % des toits sont équipés de panneaux voltaïques, 100 % des besoins en électricité domestique seraient couverts. De plus, l'ensoleillement dont nous disposons au Liban est équivalent à celui des régions de la Corse, Nice, Côte-d'Azur, Pyrénées, c'est-à-dire 11 000-13 000 kWh/Kwcrête, alors que la moyenne française est de 800-950 kWh/Kwc.
Ce qui représente pour le Liban un gisement énergétique énorme, renouvelable et amortissable en 3-5 ans maximum.
c) À long terme :
En favorisant cette technologie, nous créons un nouveau secteur productif. Quand nous savons que par simple sérigraphie (entre autres techniques) des panneaux photovoltaïques peuvent être produits, les applications sont innombrables.
De plus, notre environnement arabe dispose de gisements solaires et il est demandeur d'énergie dû aux développements économiques et démographiques. Pour le Liban, donc, les débouchés sont grands ouverts.
Je me permets d'ajouter que sans l'apport électro-solaire et compte tenu de la situation d'EDL, nous ne pourrons pas faire face à l'introduction de la voiture électrique prévue pour 2011-2012, c'est-à-dire demain.
Or, nous ne pouvons fermer nos frontières ni au développement technologique ni à l'amélioration du niveau de vie, tous deux grands énergivores.
Nous avons la chance au Proche-Orient de disposer de cette ressource gratuite et bienfaisante qu'est le soleil. Pourquoi continuons-nous à lui tourner le dos pour payer chèrement de nos richesses, de notre confort, de notre santé des énergies polluantes et importées ?
Monsieur le Président,
Je pense que l'ambition que vous avez pour le Liban est une grande et belle ambition. Je vous demande de mobiliser les Libanais autour de vous pour l'édification de ce projet national. Faites-le avec toute l'urgence  qu'il mérite et les Libanais se mobiliseront avec tout l'enthousiasme dont ils sont capables quand l'avenir et la beauté du Liban sont en jeu.

Youssef BAKHACHE
Étudiant à la faculté de droit de l'USJ

Monsieur le Président de la République,Je me permets de partager ces réflexions, encouragé par votre discours de clôture de l'Union pour la Méditerranée tenu à Paris en juillet 2008, par lequel vous faisiez part de votre ambition pour que le Liban devienne un pôle d'excellence dans les ressources électro-solaires.La situation de déficit chronique de l'EDL, tant en production qu'en ressources financières, entraîne des conséquences graves pour le pays. Sans être exhaustive, en voici une liste :- Une facture lourde à supporter pour les consommateurs, entraînant un abaissement du niveau de vie. - Une facture lourde à supporter pour les moyens de production, mis en concurrence directe avec des pays arabes où le...
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