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Cinema- - Entre Parenthèses

Mais où est donc la vérité ?

L'écrivain Philip K. Dick croyait très profondément que les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être. Dans ses romans, ses personnages sont des individus en quête de leur « persona », de leur identité véritable, ou d'une vérité sur le monde qui les entoure. Souvenons-nous de Total Recall, film adapté de l'un de ses ouvrages. Douglas Quaid, alias Arnold Schwarzenegger, est « dickien » à outrance. Il est habité par un sentiment d'irréalité, lui suggérant qu'il n'est pas à sa place et qu'il n'appartient pas à ce monde. Rêve-t-il, ne rêve-t-il pas,  où est la limite entre le réel et l'irréel ? Ouvre les yeux ou Abre los ojos (1997), réalisé par Alejandro Amenabar, et plus tard, en 2001, Vanilla Sky, de Cameron Crowe, évoquent cet univers onirique et cette science-fiction paranoïaque contemporaine. Il y a, d'une part, la programmation des individus à leur capacité à rêver et, de l'autre, le rapport du pouvoir des images à celui de l'imagination. Nous sommes certes manipulés par les images et Ouvre les yeux tente de créer de nouveaux mondes, très proches du réel. « Dans le film, dit Alejandro Amenabar, Cesar est capable de créer son propre paradis, mais il s'invente un cauchemar. Chacun de nous a la capacité de créer son propre univers, qu'il soit bon ou mauvais. Tout dépend de nous. » The Truman Show, de Peter Weir (1998), reprend cette expérience de vérité et de virtualité et surprend le spectateur.
 À la vue de plusieurs films traitant le même thème, on est à se demander si c'est un syndrome fin de siècle. Les frères Warshowski eux vont plus loin dans The Matrix en parvenant même à nous faire douter de notre propre existence et, surtout, à nous questionner sur notre attirance, voire vertige, pour la virtualité, ces miroirs dans lesquels nous nous perdons, où rêves et jeux se confondent, jusqu'à oublier le réel. C'est un regard fataliste que portent les deux cinéastes sur notre société désespérée où les sauts dans le vide constituent l'unique sensation possible de s'en sortir. Saut dans le vide également qu'on retrouve dans Total Recall lorsque Quaid saute de la montagne pour passer d'un monde à l'autre, mais surtout dans Ouvre les yeux où César se voit donner le choix à la fin du film de sauter du haut de l'immeuble pour retrouver son salut. Le vide, voilà le mot qui définit le mieux ce monde matriciel. Quoi de mieux que de rentrer dans la matrice pour retrouver la vérité ? 
L'écrivain Philip K. Dick croyait très profondément que les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être. Dans ses romans, ses personnages sont des individus en quête de leur « persona », de leur identité véritable, ou d'une vérité sur le monde qui les entoure. Souvenons-nous de Total Recall, film adapté de l'un de ses ouvrages. Douglas Quaid, alias Arnold Schwarzenegger, est « dickien » à outrance. Il est habité par un sentiment d'irréalité, lui suggérant qu'il n'est pas à sa place et qu'il n'appartient pas à ce monde. Rêve-t-il, ne rêve-t-il pas,  où est la limite entre le réel et l'irréel ? Ouvre les yeux ou Abre los ojos (1997),...
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