« Because we like movies » (Parce que nous aimons les films) s'était écrié le Tarantino lors du dernier Festival de Cannes, en pleine salle Lumière, devant ce large public qui l'ovationnait pour sa récente œuvre Inglourious Basterds. Ce metteur en scène, véritable encyclopédie vivante du cinéma - et non pas d'un seul, mais de tous les cinémas du monde : asiatiques, européens, américains - qui ne cesse de sonder et de creuser pour trouver un acteur ramené des séries B comme Christophe Waltz, une musique adaptée des mangas, des références découvertes dans les tréfonds des archives des pellicules, fait partager son amour en toute générosité. Son amour du cinéma éclate comme une explosion de joie, à pleins poumons. Chaque fois qu'il crée un film « sui generis », son public le suit tandis que d'autres, plus frileux, finissent par s'accommoder, par aimer. Pourquoi se demande-t-on ? Parce que celui qui a la fibre cinématographique - dans cette définition qui dépasse celle de la cinéphilie - parvient à vibrer avec chacun de ses films positivement ou négativement, mais certes instinctivement.
L'amour du cinéma, c'est lorsqu'on se laisse pénétrer, qu'on accepte la lecture des images, des sons et des lumières qui vous sont proposés en bien les digérant pour pouvoir les ingérer plus tard. L'amour du cinéma, c'est ce long cheminement qu'on accepte de faire avec un cinéaste en qui on fait confiance pour qu'il vous emporte dans un univers différent. L'amour du cinéma, ce n'est certainement pas l'aliénation dans un certain cadre, concept ou principes, mais la libération totale en compagnie d'un certain nombre de voyageurs installés dans la même salle que vous et avec qui vous allez faire le voyage.
L'amour du cinéma, c'est aussi et surtout cette quête perpétuelle qui s'effectue de l'autre côté de l'écran comme de l'autre côté du miroir par une équipe de dévoués, de réalisateurs, scénaristes, monteurs, costumiers, musiciens et tant d'autres pour offrir à voir une œuvre artistique cohérente qui va s'inscrire dans la marche du temps. C'est enfin et surtout le regard lumineux et comme illuminé d'Antoine Doinel qui arpente dans les Quatre cents coups les ruelles de Paris et qui s'attarde devant une affiche de cinéma. Ce regard qu'a su retranscrire sur pellicule François Truffaut, ce grand amoureux du cinéma et qui, tout au long de sa carrière, s'est posé cette question en nous la laissant par la suite en héritage : « Le cinéma est-il plus vrai que la vie ? » Cela mérite réflexion.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats « Because we like movies » (Parce que nous aimons les films) s'était écrié le Tarantino lors du dernier Festival de Cannes, en pleine salle Lumière, devant ce large public qui l'ovationnait pour sa récente œuvre Inglourious Basterds. Ce metteur en scène, véritable encyclopédie vivante du cinéma - et non pas d'un seul, mais de tous les cinémas du monde : asiatiques, européens, américains - qui ne cesse de sonder et de creuser pour trouver un acteur ramené des séries B comme Christophe Waltz, une musique adaptée des mangas, des références découvertes dans les tréfonds des archives des pellicules, fait partager son amour en toute générosité. Son ...