Y sont détaillés, par tranche d'âge, les thèmes et les connaissances à apporter, du droit à « l'autodétermination » et à dire « oui ou non » en matière de pratiques sexuelles, à des enseignements sur la contraception, l'usage du préservatif et l'avortement. La masturbation y est décrite comme « une expression possible et sans danger de la sexualité ».
Le document, dont une première version avait été rendue publique en juin, a suscité depuis de vives critiques, notamment de la part des milieux conservateurs américains. « Un rapport de l'ONU recommande d'enseigner la masturbation aux enfants de 5 ans », a titré en août le site en ligne de la chaîne Fox News. L'Unesco veut « établir une bureaucratie enseignant la masturbation et la contraception », et son programme d'éducation sexuelle « foule aux pieds la morale traditionnelle », a notamment accusé un autre site conservateur, americanthinker.com. « Une fois de plus, le pire de l'idéologie radicale américaine est exporté à travers le monde », a ajouté ce site. Les deux auteurs du document, deux experts américains, ont également reçu des messages électroniques menaçants, indique-t-on à l'organisation.
L'Unesco se défend pour sa part des accusations qui la visent. « Ce n'est pas un programme scolaire et il n'y a rien d'obligatoire, mais un travail fait à la demande des États membres et des organisations des Nations unies, qui consiste à mettre sur la table une compilation de ce qui est connu sur le sujet, sans tabous », souligne Sue Williams, porte-parole de l'Unesco.


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