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Moyen Orient et Monde - Zimbabwe

Tsvangirai accuse Mugabe de continuer à persécuter ses partisans

Le Premier ministre Morgan Tsvangirai a accusé hier le président Robert Mugabe de violer leur accord de partage du pouvoir au Zimbabwe, devant des milliers de partisans réunis dans son fief de Bulawayo pour célébrer 10 ans de son parti MDC. M. Tsvangirai a accusé le parti présidentiel ZANU-PF de continuer à persécuter ses partisans, malgré les garanties d'indépendance politique contenues dans l'accord commun, entré en vigueur en février dernier avec la création du gouvernement d'union.
« Je ne vais pas en rester là alors que la ZANU-PF continue de violer la loi, persécute nos députés, répand le langage de la haine, envahit nos exploitations agricoles (et) ignore nos traités internationaux », a-t-il dit, se voulant rassurant sur son rôle dans cette équipe gouvernementale, créée sous la pression internationale pour sortir le pays de la paralysie politique née de la défaite du régime aux élections de mars 2008. « Je ne vais pas rester sans bouger et laisser tout cela se passer ». « J'ai tenu mon rôle pour promouvoir la réconciliation dans ce pays. Même après avoir remporté l'élection, j'ai passé un compromis pour le bien du Zimbabwe », a ajouté M. Tsvangirai.
Ce rassemblement survient au lendemain de la visite d'une délégation de haut niveau de l'Union européenne, première à visiter ce pays en sept ans. Elle a rencontré MM. Mugabe et Tsvangirai, ancien syndicaliste et opposant historique. L'Union européenne a affirmé hier qu'elle allait verser en 2009 au Zimbabwe près de 90 millions d'euros d'aide humanitaire et qu'elle n'avait jamais cessé d'aider le pays, en dépit des sanctions prises contre le régime de Robert Mugabe.
« La décision de participer au gouvernement n'a pas été facile à prendre », avait reconnu Tsvangirai devant les responsables du MDC samedi soir. « Mais c'est un pas dans la bonne direction. Nous restons dévoués à nos idéaux d'un changement véritable, et un changement véritable va survenir au Zimbabwe », a-t-il assuré.
Le rassemblement d'hier devait aussi permettre de rendre hommage aux 300 membres que le parti affirme avoir perdus dans des violences politiques contre le régime Mugabe. Tsvangirai a lui-même été victime de quatre tentatives d'assassinat.
Dès sa création, le 11 septembre 1999, le MDC a rassemblé l'opposition à un régime qui a toujours exercé la violence. Son succès aux élections générales de mars 2008, qui lui donne 110 députés sur 220, a choqué le régime confronté à sa première défaite depuis son arrivée au pouvoir à l'indépendance en 1980. Cette même année, Tsvangirai menait au premier tour de la présidentielle, devant Robert Mugabe, 85 ans aujourd'hui. Mais il avait dû abandonner en invoquant l'acharnement contre ses partisans.
Le Premier ministre Morgan Tsvangirai a accusé hier le président Robert Mugabe de violer leur accord de partage du pouvoir au Zimbabwe, devant des milliers de partisans réunis dans son fief de Bulawayo pour célébrer 10 ans de son parti MDC. M. Tsvangirai a accusé le parti présidentiel ZANU-PF de continuer à persécuter ses partisans, malgré les garanties d'indépendance politique contenues dans l'accord commun, entré en vigueur en février dernier avec la création du gouvernement d'union.« Je ne vais pas en rester là alors que la ZANU-PF continue de violer la loi, persécute nos députés, répand le langage de la haine, envahit nos exploitations agricoles (et) ignore nos traités...
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