Nos parents, amis et tous les étrangers en général ont beaucoup apprécié cette année le tourisme. Il n'en reste pas moins qu'il y a encore beaucoup à faire, surtout sur nos routes, et un meilleur aménagement des lieux touristiques. Concernant nos autoroutes, celle de Damas qui relie Beyrouth à la Békaa reste la plus dangereuse. Il ne se passe pas un jour sans que ne se produise un accident mortel qui bloque pour des heures la circulation sur ce tronçon, pourtant unique et vital. Quant aux diverses artères qui relient la capitale que ce soit au Nord ou au Sud, les embouteillages ont tôt fait d'épuiser nos nerfs et ceux de nos visiteurs en cet été. Une cousine de retour aux États-Unis vient de me confier que la migraine et la nausée qui ne l'ont pas quittée durant son séjour au Liban ont soudain disparu. Ce n'est pas, bien sûr, un miracle qui s'est produit. La cause est bien connue de tous : stress permanent à cause de la façon de conduire qui ressemblerait plutôt à un rallye où aucune priorité n'est respectée, où l'on peut doubler et foncer sans aucun remords. On peut aussi être fier d'avoir un véhicule cabossé, sans freins, sans phares et rouler ainsi à contresens sans être sanctionné et en plus klaxonner dans les embouteillages en jouant l'hymne d'un parti politique pour bien énerver les autres.
Quant à nos lieux touristiques, il est demandé du ministère concerné d'éloigner les faux guides, surtout dans les grandes villes comme Baalbeck, Tyr, Saïda, et empêcher surtout ces badauds ou marchands de fausses monnaies anciennes et tous les charlatans en général qui nuisent à la réputation du pays, de vendre leurs petits « souvenirs » à des prix exorbitants.
Enfin, nos restaurants devraient respecter les règles élémentaires d'hygiène, par respect surtout pour ceux qui apprécient la viande crue et le tabboulé, si l'on veut éviter des effets indésirables.

