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Lifestyle - Cinéma

La Mostra bouleversée par le film israélien « Lebanon »

Un film de Samuel Maoz sur la guerre du Liban s'est imposé hier comme le premier grand coup de cœur du Festival de Venise alors que sur le Lido, les paparazzis guettaient George Clooney.

Depuis le début du Festival de cinéma de Venise (2-12 septembre), si deux films politiques, signés par les Américains Michael Moore et Oliver Stone, ont provoqué de vifs débats, aucun long-métrage en compétition n'a semblé faire l'unanimité, hormis Lebanon. Nourri des douloureux souvenirs de son réalisateur, Samuel Maoz, 47 ans, originaire de Tel-Aviv, le film fait vivre intensément le début de la première guerre du Liban en 1982, à travers la meurtrière avancée d'un tank israélien. À l'instar de Valse avec Bachir, le film d'animation présenté au Festival de Cannes 2008 par Ari Folman, auquel nombre de critiques comparaient Lebanon hier, il approche la guerre avec une radicale nouveauté.
Enfermés dans un tank, quatre jeunes soldats israéliens ne voient du Liban que les massacres qu'ils y perpètrent : âne éventré agonisant, femme au bord de la démence après la mort de son enfant, vieillard au regard figé par la haine, assis dans la rue face à son ami foudroyé en pleine partie d'échecs... L'horreur de ces scènes, ajoutées au confinement et à la cruelle absurdité des ordres reçus, fait monter la tension entre les hommes. L'image, ramenée à celle du viseur du tank, transforme le réel tantôt en cibles potentielles, tantôt en source de menaces, instillant une grande tension dans le film, tout comme la bande son, particulièrement soignée. « Dénuée de tout héroïsme, la vie au combat est montrée comme elle ne l'avait jamais été », estime le quotidien italien La Repubblica.
Parallèlement, sur le Lido, les paparazzis guettaient l'Américain George Clooney, arrivé la veille avec Elisabetta Canalis, désignée comme sa « fiancée italienne » par la presse.
Venu pour la comédie The Man Who Stares at Goats » de Grant Heslov, présentée hors compétition au festival du cinéma, le comédien fétiche de Steven Soderbergh a éludé, l'air impassible, une salve de questions sur sa vie privée. « What else ? » (Quoi d'autre ?), a-t-il répondu lors d'une conférence de presse aux nombreuses questions indiscrètes sur sa vie privée ou son hypothétique futur mariage, citant sa réplique dans une campagne publicitaire. Mais une rumeur allait bon train, après une plaisanterie lancée la veille par l'acteur Matt Damon et rapportée par le quotidien La Reppublica mardi : George Clooney « devrait épouser son petit ami ». « Pourriez-vous un jour épouser un homme, puisque vous avez déjà eu un compagnon de sexe masculin nommé Max ? » a demandé l'un de ses interlocuteurs, faisant référence à son animal de compagnie mort en 2006, un cochon. Puis un autre a enlevé sa chemise avant de feindre, torse nu et les mains jointes, d'implorer l'acteur : « Je suis gay, George, George, s'il vous plaît embrassez-moi ! » « Votre cravate est très bien », a répliqué l'acteur, avant d'ajouter : « Restez là, une ambulance va venir vous chercher ! » Des animateurs de shows télévisés ou d'émissions « people » se glissent souvent dans les conférences de presse du Festival de Venise - au grand dam des critiques de cinéma à qui celles-ci sont destinées - pour interpeller les vedettes en se livrant à de brefs « happenings » qui alimentent leurs émissions.
Par ailleurs, plus tard dans la soirée, un dîner avec 150 convives était organisé dans les jardins du Casino de Venise, où les acteurs Matt Damon, Ewan McGregor et le cinéaste Steven Soderbergh étaient eux aussi attendus.
Depuis le début du Festival de cinéma de Venise (2-12 septembre), si deux films politiques, signés par les Américains Michael Moore et Oliver Stone, ont provoqué de vifs débats, aucun long-métrage en compétition n'a semblé faire l'unanimité, hormis Lebanon. Nourri des douloureux souvenirs de son réalisateur, Samuel Maoz, 47 ans, originaire de Tel-Aviv, le film fait vivre intensément le début de la première guerre du Liban en 1982, à travers la meurtrière avancée d'un tank israélien. À l'instar de Valse avec Bachir, le film d'animation présenté au Festival de Cannes 2008 par Ari Folman, auquel nombre de critiques comparaient Lebanon hier, il approche la guerre avec une radicale...
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