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Économie - Liban - Énergie

Tabourian tire, encore une fois, la sonnette d’alarme

Malgré la récente visite du ministre égyptien du Pétrole à Beyrouth, qui avait été couronnée par l'annonce du début de l'acheminement du gaz naturel vers le Liban à partir du 15 septembre, le ministre de l'Énergie et de l'Eau, Alain Tabourian, est revenu hier à la charge, mettant en garde une nouvelle fois contre un éventuel durcissement du rationnement si aucune mesure d'envergure n'est prise pour augmenter la production de manière substantielle.
Dans une déclaration à l'agence al-Markaziya, M. Tabourian a en effet indiqué que les quantités de gaz qui seront bientôt acheminées à partir d'Égypte ne suffiront pas pour combler le déficit énergétique, estimé aujourd'hui à 800 mégawatts. Celui-ci risque de se creuser davantage, « d'autant que la demande devrait augmenter en moyenne de 10 % par an », a ajouté le ministre Tabourian, indiquant que la récurrence des coupures cette année était essentiellement due à une hausse de 250 mégawatts de la demande locale.
Seule la construction de nouvelles centrales est susceptible de réduire le rationnement, a-t-il ainsi souligné, déplorant à cet égard l'inertie et le manque d'investissements conséquents dans ce secteur au cours des quinze dernières années. Depuis la fin de la guerre, l'État libanais n'a en effet consacré que 1,4 milliard de dollars sur la production d'énergie (usines électriques et réseau de transport), avait indiqué le ministre Tabourian dans une ancienne déclaration.
« La mise en place de nouvelles usines de production nécessitant toutefois cinq à six ans, nous avons soumis il y a 9 mois un plan détaillé comportant des solutions rapides » pour éviter une catastrophe à court terme, a-t-il rappelé.
Ce plan, qui porte notamment sur l'acquisition de mégagénérateurs d'une capacité globale de 350 mégawatts, n'avait toutefois pas été soumis à l'époque en Conseil des ministres, faute d'accord politique. Remis de nouveau sur le tapis, ce projet attend aujourd'hui l'approbation du prochain cabinet, dont la formation est également retardée par les tiraillements politiques.
Le ministre Tabourian a toutefois affirmé à l'agence al-Markaziya que des contacts étaient en cours avec plusieurs compagnies pour étudier l'aspect technique du projet.
Malgré la récente visite du ministre égyptien du Pétrole à Beyrouth, qui avait été couronnée par l'annonce du début de l'acheminement du gaz naturel vers le Liban à partir du 15 septembre, le ministre de l'Énergie et de l'Eau, Alain Tabourian, est revenu hier à la charge, mettant en garde une nouvelle fois contre un éventuel durcissement du rationnement si aucune mesure d'envergure n'est prise pour augmenter la production de manière substantielle.Dans une déclaration à l'agence al-Markaziya, M. Tabourian a en effet indiqué que les quantités de gaz qui seront bientôt acheminées à partir d'Égypte ne suffiront pas pour combler le déficit énergétique, estimé...
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