« Le collectif est aujourd'hui bien rodé », expliquait-il la semaine dernière après un succès étriqué (58-60), mais décisif au Portugal.
Un collectif composé de joueurs expérimentés et motivés, c'est ce qui avait souvent manqué ces quinze dernières années aux Belges, dont les joueurs considéraient rarement les rendez-vous en équipe nationale comme une priorité.
Mais les « Lions » qui ne se sont plus qualifiés pour un Euro depuis 1993 semblent aujourd'hui avoir pris conscience que « cohésion et motivation peuvent soulever des montagnes », comme le souligne Didier Mbenga.
Le pivot de 2,13 mètres est l'un des atouts de l'équipe. Même si ses statistiques ne sont guère impressionnantes dans le championnat américain, Mbenga peut se targuer d'être devenu cette année le premier Belge à remporter le titre NBA avec les Los Angeles Lakers.
« Qui l'aurait cru il y a huit ans que je portais le maillot de Charleroi. Personne. Mais j'avais un rêve. Et quand on veut, on peut », insiste-t-il.
Sa présence dans le vestiaire noir-jaune-rouge permet de stimuler ses partenaires, à l'américaine. « La France nous est largement supérieure ? Ça reste le basket, tout est possible. Il y a moyen de se qualifier. Je le dis tous les jours à mes équipiers : on va prouver qu'on va le faire ! » assure-t-il.
Un discours qui tranche avec celui du coach. Eddy Casteels qualifie le double affrontement de « mission quasi impossible » même s'il juge que le statut d'outsider « convient bien » à ses troupes. Mais un discours qui déteint sur les autres joueurs. « Même si les Français partent largement favoris, nous devons jouer sans complexe et leur montrer que nous n'avons pas terminé premiers de notre groupe par hasard », déclare le joueur du Real Madrid Axel Hervelle, l'autre star de l'équipe. « Nous allons aborder la France, le couteau entre les dents », prévient Dimitri Lauwers (Varese, Italie).
À domicile, les Belges seront portés par 5 500 supporteurs qui se sont eux aussi mis à y croire ces derniers jours : tous les tickets ont trouvé preneurs en quelques heures.
Sam Van Rossom y croit aussi. Blessé lors du match face à la Bosnie la semaine dernière, le meneur de jeu de Pesaro (Italie) se remet plus rapidement que prévu d'une grosse entorse de la cheville droite. Il espère pouvoir tourmenter la défense française dès jeudi.


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