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Sport

Bundesliga : Bayern Munich, la (re)chute

Malgré Louis Van Gaal et les 50 millions d'euros dépensés en transferts, le Bayern Munich, battu (2-1) par le promu Mayence, réalise son plus mauvais début de saison depuis 43 ans.
Lorsqu'ils ont recruté Van Gaal en mai, Uli Hoeness et Karl-Heinz Rummenigge ne s'attendaient sans doute pas à ce que l'équipe entraînée par le Néerlandais soit encore moins performante que celle dirigée un an plus tôt par Jürgen Klinsmann.
Avec deux points, le Bayern version Van Gaal est entré dans l'histoire du club le plus titré du football allemand comme l'équipe affichant le pire bilan après celle de 1966-1967 qui avait elle aussi engrangé deux points, mais n'avait marqué qu'une seule fois en trois matches.
« L'histoire d'un club est toujours très importante, j'en suis conscient, c'est pourquoi je vais devoir encore travailler plus et mieux pour que nous gagnions nos matches », a concédé Van Gaal après la déroute de Mayence.
Si son palmarès avec l'Ajax Amsterdam et le FC Barcelone le protège pour le moment de l'hostilité des supporteurs bavarois qui avaient pris rapidement en grippe le « débutant » Klinsmann, le technicien néerlandais suscite quelques interrogations.
Contre Hoffenheim (1-1), Brême (1-1) et Mayence, il a choisi trois systèmes de jeu différents, sans grand succès.
À Mayence, alors que le Bayern était outrageusement dominé, il est passé d'un 4-4-2 à un 4-2-3-1 après seulement trente minute de jeu avec deux remplacements, le jeune Müller entrant pour Altintop, et Olic pour Pranjic.

Le cas Ribéry
« Le système n'a pas d'importance quand on commence si mal une rencontre », a-t-il balayé, avant de faire un semblant de mea culpa : « Je me demande aussi ce que nous avons mal fait durant la préparation. Mais je sais ce dont je suis capable, il n'y a aucune raison de douter. »
Sa gestion du cas Ribéry ne manque pas de surprendre : pendant que ses coéquipiers étaient à Mayence, le Français enchaînait les tours de terrain à Munich samedi matin.
Selon Van Gaal, Ribéry, privé d'entraînement pendant quatre semaines sur blessures plus ou moins diplomatiques, n'a pas la condition physique pour jouer 90 minutes.
L'ancien Marseillais affirme le contraire et a montré contre Brême où il était entré à l'heure de jeu l'importance qu'il a dans l'entre-jeu bavarois, où les recrues Tymoschuk, Baumjohann et Pranjic n'ont ni son impact ni sa vivacité.
Si, comme cela se murmure à Munich, Van Gaal veut ainsi remettre Ribéry à sa place pour lui faire payer sa volonté de rejoindre le Real Madrid cet été, son goût de la discipline lui coûte cher.
D'autant que ses décisions en matière de transferts avec les départs des cadres brésiliens Lucio et Ze Roberto, ou la confiance accordée au très décevant Michael Rensing dans les buts ne lui donnent, pour l'instant, pas raison.
Capitaine en l'absence de Mark Van Bommel, convalescent, Philipp Lahm a une autre explication : « C'est dans l'engagement et dans l'état d'esprit qu'il nous manque quelque chose », a-t-il diagnostiqué. Comme si le Bayern dilapidait depuis la saison dernière cette supériorité naturelle accumulée depuis les années 1970.

Les résultats

Hoffenheim-Schalke 04 0-0
Mayence-Bayern Munich 2-1
Fribourg-Bayer Leverkusen 0-5
Cologne-Francfort 0-0
Nuremberg-Hanovre 0-2
Dortmund-Stuttgart 1-1
Bochum-Berlin 1-0
Werder Brême-Munchengladbach 3-0
Wolfsburg-Hambourg 2-4.
Malgré Louis Van Gaal et les 50 millions d'euros dépensés en transferts, le Bayern Munich, battu (2-1) par le promu Mayence, réalise son plus mauvais début de saison depuis 43 ans.Lorsqu'ils ont recruté Van Gaal en mai, Uli Hoeness et Karl-Heinz Rummenigge ne s'attendaient sans doute pas à ce que l'équipe entraînée par le Néerlandais soit encore moins performante que celle dirigée un an plus tôt par Jürgen Klinsmann.Avec deux points, le Bayern version Van Gaal est entré dans l'histoire du club le plus titré du football allemand comme l'équipe affichant le pire bilan après celle de 1966-1967 qui avait elle aussi engrangé deux points, mais n'avait marqué qu'une seule fois en trois...
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