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Sport

« L’éclair » réécrit l’histoire du 100 m

Une clameur de stupéfaction a monté dimanche soir du stade olympique de Berlin pour accueillir la victoire et le fantastique record du monde (9''58) du Jamaïquain Usain Bolt en finale du 100 m des championnats du monde d'athlétisme.
Pourtant, ce chrono, qui améliore ses 9 sec 69 réalisés en s'amusant aux Jeux de Pékin, ressort presque de l'ordinaire pour l'extraordinaire Caribéen, âgé de bientôt 23 ans, habitué à battre les records et à repousser sans cesse les limites du possible.
Le triple champion olympique (100/200/relais 4x100), qui avait gagné sa demi-finale au ralenti en 9 sec 89, est désormais aux frontières de la vitesse que la science a fixées pour un humain, autour de 9 sec 50.
Et son nouvel exploit, il l'a réussi dans l'enceinte même où, il y a 73 ans, le légendaire Américain Jesse Owens avait conquis les trois médailles d'or du sprint aux Jeux 1936, avec en sus la longueur.
Il y a quelques jours, en présentant l'affiche reine de la 12e édition des Mondiaux, l'Américain Tyson Gay, 2e dimanche en 9 sec 71, soit le nouveau record US, avait estimé que le vainqueur de ce dimanche 16 août pourrait être considéré comme le plus grand sprinteur de l'histoire.

Gay, le deuxième
Le sprinteur du Kentucky, triple champion du monde en 2007 à Osaka (Japon), pourra toujours dire que Bolt était hors catégorie. Désormais second performeur de l'histoire, le sprinteur du Kentucky a été le seul à résister, à 13/100 (9''71), le même écart qu'il a infligé au médaillé de bronze, le Jamaïquain Asafa Powell (9''84).
Désormais libéré de l'angoisse de la victoire à tout prix, Powell a enfin réalisé dans une grande compétition une performance en rapport avec son potentiel.
Auteur d'un bon départ au couloir 4, Bolt n'a pas relâché son effort, contrairement aux Jeux, s'assurant par quelques coups d'œil sur sa droite de la position de Gay.
« Je n'ai pas voulu chercher d'excuses avec ma blessure aux adducteurs. J'ai fait tout ce qui était prévu en donnant 100 %. Depuis cet été, je vous répète que Bolt peut courir aussi vite. Je suis content pour lui », a déclaré le vaincu, très sport.
La supériorité de Bolt lui laisse peu d'espoir de revanche, sur 200 m. À Osaka, le champion de Lexington avait devancé Bolt, encore un peu vert, sur le demi-tour de piste.
Tout à leur bonheur, les compère jamaïquains se sont ensuite essayés à un nouveau pas de danse, en cadence avec les applaudissements du public.
Une clameur de stupéfaction a monté dimanche soir du stade olympique de Berlin pour accueillir la victoire et le fantastique record du monde (9''58) du Jamaïquain Usain Bolt en finale du 100 m des championnats du monde d'athlétisme.Pourtant, ce chrono, qui améliore ses 9 sec 69 réalisés en s'amusant aux Jeux de Pékin, ressort presque de l'ordinaire pour l'extraordinaire Caribéen, âgé de bientôt 23 ans, habitué à battre les records et à repousser sans cesse les limites du possible.Le triple champion olympique (100/200/relais 4x100), qui avait gagné sa demi-finale au ralenti en 9 sec 89, est désormais aux frontières de la vitesse que la science a fixées pour un humain, autour de 9 sec 50.Et son nouvel exploit, il...
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