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Économie - Liban - Rapport

La réduction de la dette, une priorité, souligne le FMI

Pour la première fois, le FMI évoque l'éventualité d'une croissance supérieure à 4 % en 2009. 
Dans un récent rapport sur le Liban, le Fonds monétaire international (FMI) s'est encore une fois félicité de la résilience de l'économie locale face à la crise, indiquant que le Liban pourrait réaliser une croissance supérieure à 4 % cette année, malgré les récentes prévisions de l'instance qui avaient tablé sur un taux de 4 %. Élaboré par Harald Finger et Carlo Sdralevich, du département pour le Moyen-Orient et l'Asie centrale, le rapport rappelle qu'à l'heure où plusieurs économies émergentes subissent de plein fouet les effets de la crise, l'économie libanaise connaît une croissance soutenue, faisant ainsi exception à la règle et servant de modèle particulier à ce niveau.
Les auteurs du rapport s'étonnent à cet égard de la « résilience exceptionnelle » dont a fait preuve l'économie locale, soulignant toutefois qu'il ne s'agit pas d'une première, le Liban ayant survécu à plusieurs chocs exogènes au cours des dernières années. Cette résilience s'est en effet manifestée aussi bien au lendemain de l'assassinat du Premier ministre Rafic Hariri qu'après la guerre de juillet 2006, souligne le rapport. Même lorsque le pays s'est retrouvé face à « un Parlement paralysé et des affrontements armés dans la rue, l'économie a réussi à tenir le coup », ajoutent les auteurs du rapport. Il n'en reste pas moins « qu'à la mi-2008, un scénario aussi positif pour l'année 2009 était complètement inenvisageable. Le gouvernement fragile d'union nationale mis en place au lendemain de l'accord de Doha s'était en effet fixé deux objectifs principaux, à savoir la préservation à court terme de la stabilité macroéconomique et la préparation des élections parlementaires ». Les choses ont toutefois pris une meilleure tournure, grâce à une combinaison de facteurs structurels, dont la faible base d'exportations, et au maintien de l'accalmie politique, explique le rapport. C'est ce qui a en tout cas permis l'important flux des dépôts bancaires, qui ont augmenté de près de 20 % en termes annuels, ainsi que la croissance exceptionnelle des avoirs en devises de la Banque centrale (+60 %), qui représentent désormais 70 % du PIB national, indique le rapport.

Réduction de la dette
Le rapport élaboré par les deux économistes du FMI s'attarde, en parallèle, sur le problème chronique de la dette publique, soulignant que sa réduction devrait désormais faire partie des priorités urgentes à résoudre. « Cela nécessite plusieurs années de discipline fiscale, ainsi que la restructuration du secteur de l'électricité, qui constitue une des sources principales du drainage du budget », souligne ainsi le rapport, qui estime à 160 % du PIB le volume global de la dette. Tout en mettant en garde contre les dangers liés à cette situation, notamment en cas de crise politique et de retrait de dépôts bancaires comme cela a été le cas à maintes reprises au cours des dernières années, les auteurs de l'article affirment en revanche que les liquidités abondantes détenues par les banques commerciales constituent un filet de protection. Celles-ci détiennent en effet la plus grande partie des engagements de l'État. Pour le FMI, une réduction du déficit et de la dette publique permettrait de réduire le coût lié au maintien du système de taux de change fixe.
Sur un autre plan, le rapport évoque les aides accordées par le FMI au Liban, rappelant que plus de 114 millions de dollars ont été débloqués depuis la fin de la guerre de 2006, dans le cadre du programme d'assistance d'urgence post-conflit (EPCA). 
Dans un récent rapport sur le Liban, le Fonds monétaire international (FMI) s'est encore une fois félicité de la résilience de l'économie locale face à la crise, indiquant que le Liban pourrait réaliser une croissance supérieure à 4 % cette année, malgré les récentes prévisions de l'instance qui avaient tablé sur un taux de 4 %. Élaboré par Harald Finger et Carlo Sdralevich, du département pour le Moyen-Orient et l'Asie centrale, le rapport rappelle qu'à l'heure où plusieurs économies émergentes subissent de plein fouet les effets de la crise, l'économie libanaise connaît une croissance soutenue, faisant ainsi exception à la règle et servant de...
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