L'ancienne athlète, qui a reconnu s'être dopée à cette époque et a été condamnée à 6 mois de prison pour avoir d'abord menti à ce sujet, avait remporté 3 médailles d'or (100 m, 200 m et relais 4x100 m) et deux médailles de bronze (longueur et relais 4x400 m) en Australie.
Si les médailles devaient être réattribuées, le relais féminin français (4e sur la piste) deviendrait donc médaillé de bronze, pour ce qui serait le seul podium tricolore en athlétisme à Sydney. Et la médaille d'or sur 100 m reviendrait alors à la Grecque Ekaterina Thanou, elle-même reconnue coupable de dopage et bannie en 2004 aux JO d'Athènes.
« Je pense qu'une décision sera prise d'ici à octobre », a affirmé M. Diack lors de la conférence de presse conjointe de l'IAAF et de la commission exécutive du Comité internationale olympique (CIO) qui s'est tenue à Berlin à la veille de l'ouverture des Mondiaux.
Marion Jones, 33 ans, est sortie de prison le 5 septembre dernier après avoir effectué 6 mois de prison aux États-Unis, condamnée pour parjure.
Début 2008, elle avait été condamnée pour avoir menti aux enquêteurs fédéraux à trois reprises. D'abord, en novembre 2003, dans le cadre de l'affaire Balco, du nom du laboratoire californien qui a fourni des produits dopants à nombre d'athlètes, puis en août et novembre 2006 au sujet de l'affaire de fraudes bancaires impliquant notamment le père de son premier fils, lui-même ancien sprinteur, Tim Montgomery.
Après des années de déni, la sprinteuse avait fini par reconnaître en octobre 2007 s'être dopée.


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