Le programme PDMI a été lancé en mai 2007 et couvre 36 entreprises spécialisées dans l'industrie du textile, dont 3 compagnies publiques. Le projet vise à améliorer la performance et la compétitivité de ces entreprises.
« Le prêt italien permettra au programme d'entamer sa deuxième phase en se concentrant sur la modernisation des chaînes de production et des équipements des entreprises », affirme à cet égard le directeur national du PDMI, Fouad al-Lahham. Le programme, qui ne couvre pour le moment que des entreprises du textile, pourrait élargir son champ de compétence pour y inclure l'industrie de l'agroalimentaire, indique-t-il.
Par ailleurs, il convient de préciser que le taux d'intérêt du prêt italien est de 0,25 %. Le gouvernement italien a en outre accordé à la Syrie une période de grâce de 8 ans pour le remboursement du principal. De son côté, la Real Estate Bank, qui distribuera aux entreprises des crédits financés par les fonds italiens, imposera à ses débiteurs un taux d'intérêt de 4 % et leur consentira un différé de remboursement de 2 ans.
L'accord signé par Rome et Damas stipule aussi que les entreprises bénéficiaires des prêts devraient importer au moins 70 % de leurs nouveaux équipements d'Italie, sachant que ce pays est l'un des premiers producteurs mondiaux de ce type de machines industrielles.
Soulignons enfin que l'industrie du textile est le principal segment du secteur manufacturier syrien et emploie des centaines de milliers de personnes. Il s'agit également de l'un des principaux acheteurs du coton produit par la Syrie. La plupart des usines de textile sont basées au nord d'Alep.
En coopération avec : The Syria report


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