Une conférence de presse s'est tenue à cet effet au Habtoor Grand Hotel, en présence du général Michel Chakkour, chef du département du service d'anthropométrie aux Forces de sécurité intérieure, du Dr Moustapha Nakib, directeur du Programme national de lutte contre le sida, de Mme Joumana Kadi, directrice du programme de la santé reproductive au ministère des Affaires sociales, ainsi que des représentants de plus de 70 organisations médico-sociales.
Dans une allocution, M. Élie Aaraj, directeur du SIDC, a insisté sur l'importance du projet qui englobe chaque année plus de mille personnes. « Malgré les efforts continus pour sensibiliser au sida, une majorité des jeunes continuent à avoir des comportements à risque », a-t-il déploré. M. Aaraj a ainsi souligné la nécessité de renforcer les moyens d'intervention auprès de ces groupes vulnérables. Il a de même relevé la discrimination dont continuent à être victimes les personnes atteintes de sida, insistant dans ce cadre sur la nécessité de moderniser les lois.
De son côté, le Dr Nakib a insisté sur l'importance de la coopération entre les institutions gouvernementales et la société civile. Il a de même mis en garde contre la propagation du virus parmi les jeunes qui continuent à avoir des comportements à risque.
Le Dr Nakib a également évoqué l'influence qu'exercent la famille et la religion dans notre société, la qualifiant d'une lame à double tranchant. Ainsi, elles véhiculent les traditions et les valeurs qui garantissent un bon comportement, mais elles constituent aussi un obstacle empêchant d'atteindre les groupes les plus vulnérables, ce qui empêche de moderniser les lois et les systèmes qui régissent la façon de traiter avec ces groupes.


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