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Économie - Zone Euro

L’emploi souffre malgré une évolution positive dans le secteur des services

La sévérité de la récession dans le secteur des services de la zone euro s'est atténuée en juillet, mais les statistiques publiées hier montrent des divergences entre ses membres et une aggravation du marché de l'emploi.

Certes, les chiffres tendent à montrer que la région prend le chemin du retour à la croissance mais la reprise sera entravée par la progression du chômage et par une consommation toujours terne.
Réalisée auprès de près de 2 000 entreprises, des cafés aux banques, l'indice des directeurs d'achats publié par Markit est ressorti à 45,7 en juillet contre 44,7 en juin, revenant à un plus haut inédit depuis octobre dernier. Il reste cependant inférieur à la barre des 50 qui sépare contraction et expansion.
Il est en outre légèrement supérieur aux 45,6 prévus lors de l'estimation flash réalisée fin juillet.
Dans le détail, la tendance est loin d'être uniforme. Si le secteur allemand des services s'approche d'un retour à la croissance, celui de l'Italie a dépassé le seuil des 50 tandis que la France et l'Espagne semblent s'enfoncer plus profondément encore dans la récession.
« La baisse de l'activité de services souligne l'étendue de la faiblesse sous-jacente de l'économie française. Bien que la contraction reste plus modérée qu'en début d'année, les raisons d'être optimiste sont peu nombreuses », observe Jack Kennedy, économiste chez Markit, qui ne voit pas le pays renouer avec la croissance avant 2010.

L'emploi inquiète toujours
Ces chiffres devront être observés avec minutie par la Banque centrale européenne qui conservera sans doute ses taux d'intérêt inchangés à 1 % pour une période prolongée.
Combiné aux chiffres du secteur manufacturier, l'indice PMI du secteur tertiaire porte le composite à 47 en juillet, contre 44,6 en juin, un plus haut inédit depuis août 2008.
Quoique globalement encourageantes, les statistiques continuent de montrer que le marché de l'emploi se détériore, ce qui entravera durablement la croissance dans la zone euro.
La composante de l'emploi a reculé à 44,3 en juillet contre 44,5 en juin. Trop optimiste, l'estimation flash tablait sur 44,9.
Le taux de chômage officiel dans la zone euro a atteint 9,4 % en juin, un plus haut de dix ans, et il devrait dépasser les 10 % sous peu et continuer de grimper en 2010.
« Afin d'obtenir de nouveaux contrats, les entreprises continuent d'accorder d'importantes remises de prix et les suppressions d'emplois ne montrent aucun signe de ralentissement », résume Jack Kennedy.
La hausse du nombre de demandeurs d'emploi aura des conséquences sur de nombreuses entreprises et elle risque d'affecter les ventes au détail, comme l'a souligné mardi le distributeur Métro.
Il prévoit une poursuite du ralentissement de ses ventes dans les mois à venir qu'il impute en partie à la hausse du chômage.
L'étude Markit montre en outre que la pression sur les prix reste peu élevée, de nombreuses entreprises poursuivant leurs efforts de maîtrise des coûts afin d'entretenir la demande.
Cet élément confirme les chiffres officiels publiés dans la zone euro, selon lesquels les prix ont reculé de 0,6 % le mois dernier dans les 16 pays où circule la monnaie unique européenne.
Certes, les chiffres tendent à montrer que la région prend le chemin du retour à la croissance mais la reprise sera entravée par la progression du chômage et par une consommation toujours terne.Réalisée auprès de près de 2 000 entreprises, des cafés aux banques, l'indice des directeurs d'achats publié par Markit est ressorti à 45,7 en juillet contre 44,7 en juin, revenant à un plus haut inédit depuis octobre dernier. Il reste cependant inférieur à la barre des 50 qui sépare contraction et expansion.Il est en outre légèrement supérieur aux 45,6 prévus lors de l'estimation flash réalisée fin juillet.Dans le détail, la tendance est loin d'être uniforme. Si le...
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