Quelque 56 % des responsables de club interrogés s'attendent à ce que la situation financière du championnat d'Allemagne se dégrade durant la saison à venir, alors que les 44 % restants espèrent qu'elle restera inchangée. La raison de ce pessimisme réside dans la baisse attendue des activités de sponsoring des grandes entreprises en matière de partenariat (maillot, nom de stade) et locations de loges VIP. « Les supporteurs vont continuer d'aller au stade et assurent ainsi des recettes stables », soulignent toutefois les auteurs de cette étude. « Le record de spectateurs établi la saison dernière et la lutte indécise pour le titre de champion font de la Bundesliga un marché globalement intéressant pour les annonceurs », poursuivent les experts d'Ernst & Young. L'optimisme prévaut donc à moyen terme pour les 76 % des présidents ou responsables financiers consultés qui s'attendent à une progression de leurs recettes dans les cinq années à venir. Selon les présidents de Bundesliga, le championnat d'Angleterre sera celui qui souffrira le plus de la crise économique, tandis que le championnat de France devrait être le moins touché. « L'impact limité de la crise sur les finances des clubs allemands tient au fait qu'ils ne sont pas aussi endettés que les clubs anglais par exemple », relève l'étude.
Les finances des clubs anglais inquiètent l'UEFA
Dans une interview diffusée hier sur la radio BBC 5 Live, l'Union européenne de football (UEFA), par la voix de son secrétaire général, l'Écossais David Taylor, a affiché son inquiétude à propos de l'état financier de plusieurs clubs anglais.
« Il y a plusieurs situations concernant des clubs anglais qui sont de vraies inquiétudes pour nous. Un grand nombre de clubs ont vu leur valeur s'effondrer alors qu'ils sont actuellement en vente », a expliqué Taylor sur la BBC. « Nous avons vu ce qui s'est passé ces dernières années pour certains clubs confirmés, Leeds par exemple. Ils ont connu d'énormes difficultés financières après avoir vu trop grand. Et dans le climat actuel, je ne peux pas dire que cela ne peut plus arriver. Il faut établir une base financière solide sur laquelle tous les clubs pourront se reposer », a-t-il conclu. La plupart des clubs de Premier League, dont les quatre plus importants Chelsea, Arsenal, Liverpool et Manchester United, sont endettés, à hauteur notamment de 415 millions d'euros pour Liverpool. En l'absence d'un organe de contrôle des finances des clubs anglais, les dettes ont explosé ces dernières années en Angleterre.


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