Il convient de rappeler à cet égard que la Bourse de la capitale syrienne a ouvert ses portes le 10 mars dernier avec 10 sociétés cotées. Quatre mois plus tard, onze compagnies sont aujourd'hui cotées sur la place damascène, dont six banques. À l'exception de la Bank Audi Syria (BAS), elles ont toutes enregistré une croissance à deux chiffres des cours de leurs actions. Seule la BAS a vu son action perdre 8,82 %, selon les cours de la séance du 21 juillet.
Mohammad Jleilati a en outre riposté aux critiques formulées par de nombreux investisseurs qui déplorent systématiquement les restrictions imposées aux échanges sur la Bourse de Damas. « Nous œuvrons pour le règlement de plusieurs problèmes soulevés par les investisseurs, a-t-il ainsi affirmé. Cependant, il faudrait continuer à prendre en considération les spécificités propres au marché syrien. »
Parmi ces restrictions, figurent notamment le plafonnement à 2 % de la variation quotidienne de chaque titre et l'interdiction de vendre ou (r)acheter des actions acquises ou cédées le même jour. Les séances d'échange sont également limitées à deux journées par semaine et plusieurs contraintes sont imposées aux investisseurs étrangers.
En matière de « spécificités syriennes », Mohammad Jleilati a noté que « seuls 1 200 investisseurs se sont enregistrés auprès de la Bourse de Damas contre 480 000 à Amman par exemple ». « Cela signifie que les fluctuations des prix pourraient être le fait d'un nombre très limité d'intervenants, a-t-il poursuivi. Nous nous devions donc de plafonner ces fluctuations. »
Le directeur de la Bourse a toutefois indiqué que le nombre de séances hebdomadaires devrait augmenter « dans les prochains mois, peut-être avant la fin de l'année ». Il a également reconnu que « les règles actuellement en vigueur sont un obstacle majeur pour les investisseurs étrangers ». « Ces restrictions sont la conséquence des normes de régulation édictées par la Banque centrale syrienne », a-t-il expliqué.
En dépit de ces questions qui demeurent en suspens dans l'attente d'un règlement, Mohammad Jleilati se félicite des « nombreux succès de la Bourse de Damas ». « Le nombre d'investisseurs, de sociétés d'intermédiation et de compagnies cotées a augmenté, a-t-il dit. La valeur des échanges s'élève actuellement à quelque 5 millions de livres syriennes en moyenne par séance contre 134 000 livres au cours du premier mois. »
Et le directeur exécutif de s'attendre à un grand bond de l'activité l'année prochaine « qui devrait connaître 216 séances boursières avec une valeur quotidienne d'une centaine de millions de livres syriennes en moyenne ».
En coopération avec : The Syria report


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