Les divers organismes libanais clament haut et fort que le Liban verra cet été une affluence de touristes arabes et étrangers qui dépasserait le million et demi de visiteurs. Normalement, la première réaction de toute personne recevant un visiteur chez elle est de rendre son intérieur propre et accueillant. Que faisons-nous pour recevoir ces visiteurs et rendre nos routes propres et accueillantes ?
Si nous écartons Beyrouth et les localités où Sukleen travaille, ainsi que les deux ou trois municipalités exemplaires, toutes les autres sont affreusement sales. À certains endroits, le balai municipal n'y est jamais passé. Pour preuve un petit tour dans les villages du Metn et du Kesrouan.
Le contribuable paie ses taxes municipales, mais que font les municipalités ? Quel est leur rôle ? Où se situe leur responsabilité ?
Monsieur le ministre, Monsieur le directeur général, pourquoi ne leur demandez-vous pas des comptes ?
Il est inadmissible que dans un pays qui se prétend civilisé, les sacs en plastique, les mouchoirs en papier et les canettes de soda soient le seul décor qui agrémente les bas-côtés des routes. Les canalisations des eaux de pluie qui ont été faites à coups de milliers de dollars sont remplies d'ordures et n'attendent que la première pluie pour se déverser sur la chaussée et inonder les routes sans aucune prévoyance de la part des responsables ! Ne parlons pas de nos vallées qui sont remplies de débris de chantiers. Qui se soucie des décharges de ces chantiers ? Les camions vont les déverser là où bon leur semble. Des canalisations sont creusées de part et d'autre des chaussées pour faire passer les conduits d'eau à ces chantiers, mais personne ne contrôle si ces tranchées sont refermées. Je pourrai noircir des pages entières ayant un seul sujet : l'administration municipale, ou plus précisément la mauvaise administration municipale.
Que dire des panneaux publicitaires plantés de la façon la plus arbitraire, qui enlaidissent le paysage, agressent nos yeux et détournent l'attention du conducteur ? Ils remplacent souvent des arbres qu'on déracine alors que le contraire devrait être le cas. Jusqu'à quand continuerons-nous à enlaidir notre pays sans que quiconque lève le petit doigt ?
Nous n'abordons pas ici des problèmes politiques qui demandent l'intervention des grands de ce monde, mais d'une simple gestion administrative.
Messieurs, il n'est jamais trop tard pour bien faire. Faites bouger les choses ; faisons un rêve ensemble : à défaut d'avoir un Liban vert, ayons, au moins, un Liban propre. Réalisons ce rêve.


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve